jeudi 21 décembre 2017

Gibraltar - Las Palmas


LA PALMAS,
Lundi 25 déc 2017, 

nous arrivons aux premières lueurs à Las Palmas !
C'est difficile à réaliser,...
c'est Noël, et nous n'avons rien vu venir...

Retour sur notre traversée !
Nous quittons Gibraltar, après avoir fait le plein,
mercredi 20 décembre, en début d'après-midi...

Une fois sortis de la baie, la brise faiblit..
Bye bye Gib !
Nous libérons rapidement le ris de notre GV,
et déployons notre puissant gennaker pour entreprendre une traversée des couloirs de navigation (lignes roses pâle sur la photo en dessous), d'un des endroits les plus fréquentés de la planète.

On remarque bien, à leurs axes directionnels (orange), que les cargo "roulent à droite" dans le chenal

Nous allons nous approcher de ces couloirs avant choisir le moment opportun,
où il n'y aura pas trop de cargos, pour tourner "'à gauche" afin de les croiser le plus rapidement !
Ces monstres n'ont ni frein à main, pas plus que la capacité de prendre un virage corse le genou..
sur l'asphalte !
nous sommes représentés par le petit triangle bleu, et notre route en jaune !
La traversée sera des plus tranquilles, avec une brise nous poussant vers le Maroc et
un trafic bien calme ce jour là !
Nous en quand même verrons quelques uns, d'assez près !
Heureusement, car le capitaine en formation que je suis encore, ignorait que l'on ne pouvait traverser les couloirs de navigation, sans respecter quelques règles essentielles, comme celle de couper le plus perpendiculairement possible les couloirs !
Une règle que nous avons en fait appliquée sans même la connaître,
guidés par le...bon sens.
Tranquille, la traversée du détroit, aujourd'hui
Ne me jugez pas sur cette grimace,..
le soleil dans les yeux !
Nous apercevons au loin, la blanche Ceuta sur notre bâbord,
avant de longer l'impressionnant port de Tanger-Med et ses kilomètres de quais de chargement,
Nous traverserons plus tard, la baie de Tanger aidés par des vents adonnants de sud est qui nous poussent sans effort vers le cap Spartel,
dernier, virage avant la longue ligne droite (ou presque) qui doit nous mener aux Canaries.

Tanger Med. Immense !
Peu avant le cap, nous voyons apparaître devant nous une zone de forts remous couverts de crêtes blanches...
Il ne s'agit pas d'une brise venant à notre rencontre ou se renforçant, mais de simples courants répertoriés sur nos cartes marines, qui s'affrontent dans ce passage si étroit par lequel toute la Méditerranée se remplit et se vide au rythme des marrées.
Nous avions rencontré cet été les mêmes phénomènes encore plus puissants, de l'autre coté du détroit,
à l'approche de Tarifa.

Nous passons le cap une fois la nuit tombée, et découvrons la façade atlantique du Maroc toute illuminée, sous un magnifique ciel étoilé.

La nuit est calme, la brise nous éloignant progressivement de la côte
dont ne ne percevrons bientôt plus que les lueurs.

Sabine n'est pas encore malade !
ça viendra plus tard après qu'elle se soit assoupie.

21 décembre
nous avons été un peu ballottés durant la nuit
Nous naviguons entre Rabat et Casablanca.
Le vent faiblit durant l'après-midi et nous mettons le moteur pour recharger les batteries

Il fait beau, l'envie me démange de hisser notre nouvelle aile !
Nous passons les écoutes du Parasailor dans les tunnels prévus à cet effet.
Sabine semble plus à l'aise...
jusqu'à ce que tombe la nuit et reviennent les nausées

22 décembre
Sabine ne s'alimente plus, et ne peut même plus boire,
pas plus qu'elle ne parvient à trouver le sommeil !

Elle est exténuée, cela devient vraiment inquiétant.
Il fait nuit lorsque nous approchons d'El Jadida
L'AIS indique de nombreux pêcheurs sans compter ceux qui n'ont pas l'AIS..
Vigilance !
Un violent grain nous sort soudain du calme de la nuit.
Il faut vite réduire, vite, la mer se forme déjà !
Près de 40 nds en quelques minutes..merci et bravo, Sab !
Sabine, malade, parvient au prix d'un effort surhumain à m'aider à la manoeuvre
Nous reprenons notre marche et bifurquons vers l'ouest, fuyant les pêcheurs, leur filets invisibles,
mais aussi des vents dont je sais qu'ils ne faibliront pas dans cette zone proche d'Essaouira.

23 décembre
La journée suivante est plus calme, les vents faiblissent, la mer aussi.
Nous avançons doucement et devrions voir apparaître Lanzarote au lever du jour
Nous savons que Manoir était à Arrecife au moment où nous avons quitté la 4G espagnole..
Crocodile sunrise ! juste pour nous 
Nous devrons choisir un point de chute qui nous permettra de faire réparer notre groupe,
car après les Canaries, il deviendra très compliqué de trouver des techniciens
ou les pièces nécessaires à sa réparation.

Nous passons la nuit au moteur sur une mer d'huile.
Sabine dort et récupère un peu..enfin, un tout petit peu

24 décembre
Terre !
Lanzarote et les îles l'entourant apparaissent effectivement devant nous au petit matin.
Une légère brise nous permet d'avancer au près.

La 4G se remet en route,
nous informant que Manoir et son équipage sont au mouillage, à Las Palmas.
Il y a un agent Cummins (fabriquant de notre groupe) à Las Palmas

Je propose à Sabine de prolonger son calvaire d'une journée !
Ce qui évitera de reprendre la mer à peine arrêtés, mais aussi de retrouver nos amis de Manoir.
Ok de la courageuse skipette !

Nous appelons Manoir pour les prévenir de notre arrivée la journée suivante
alors que nous passons entre Lanzarote, Graciosa et ses jolis îlots noirs "lave"..
Jolie petite pyramide de lave !
Écrin de sable sous le vent de Lanzarote

J'arrache un sourire à Sabine qui parvient
à manger un peu pendant que la mer est lisse,
sous le vent de Lanzarote
Dernier coucher de soleil au large de Fuerteventura !
25 décembre 2017 !
Le vent a forci durant la soirée nous poussant (trop) rapidement vers Las Palmas
Je réduis la toile durant la nuit, afin d'arriver au lever du jour.
Le port nous confirme à la VHF ce que Manoir nous avait dit...
Il n'y a plus de places disponibles, mais il n'y aura pas de problèmes pour jeter l'ancre
juste à coté, sur le mouillage de playa de las Caravaneras !

Nous contournons la digue de l'entrée de l'immense port
et virons à droite poussés par le vent et..
la houle de sud-est qui nous accompagnera jusqu'au mouillage !!
Il y a beaucoup de bateaux près de la plage et de la digue abritée de la houle.
Nous devrons nous résoudre à jeter l'ancre sous le vent des derniers bateaux,
plus exposés à la houle.

Le Cap'tain n'a pas dormi ces 4,5 derniers jours...
il tombe dans son lit !

Réveil rapide pour Sabine quelques heures plus tard,
qui n'apprécie que moyennement le mouillage rouleur.
Je sors l'annexe, et nous fonçons rejoindre Manoir et la tranquillité du port.
C'est Noël !

Nous retrouvons avec joie nos amis Luc et Cathy
que leurs enfants ont déjà rejoints !

Ils partiront hélas bien vite, au désespoir de Cathy,..aie aie !
faisant aussitôt place à Alain et Pat, un couple de motards sympas
qui rejoint Manoir pour effectuer leur première transat vers les Antilles.
Ils n’ont aucune expérience de la mer !!!
Nous allons passer deux superbes semaines
à bien manger, et bien rigoler avec eux !

entre temps,..
le répondeur téléphonique de l'agent Cummins qui doit réparer notre groupe
annonce qu'ils sont en vacances jusqu'au ..7 janvier.
Nous ne sommes pas encore partis de Las Palmas !

Nous trouvons dans l'après-midi une place providentielle à Vela Latina
une petite extension du port dans laquelle nous venons nous mettre à l'abri
avec l'eau et l'électricité à volonté !
Sabine va pouvoir vraiment se reposer, récupérer et..manger !
Vraiment top ce grill barbecue Nomadeo de chez Viseo !

La première semaine passe bien vite,
entre la découverte de l'île et les bons moments passés avec Manoir

Nous profitons des hauts coefficients de marées, et d'une journée sans vent
pour repeindre les hublots que nous n'avions pu que poncer lors de notre halte à Cartagena !
déjà plus propre !

31 décembre 2017
Le dernier jour de l'année est déjà arrivé.
Il fait toujours beau, et nous allons plonger avec Luc et Cathy à Playa de las Canteras,
une jolie baie protégée de la houle par une barrière rocheuse, labellisée zone protégée.
Les poissons sortent effectivement de partout !
Mon masque juste déballé n'en croit pas ses verres tout neufs !
Sabine, elle, reste au chaud sur la plage
Elle a déjà repris des forces, et retrouvé le sourire et, son maillot de bain.


Une ville de plus où Christophe Colomb
serait passé !


Comme à Cartagena,..
des crèches géantes superbement réalisées !



vieille ville haute de Las Palmas by night !
photo by Luc's iPhone ! 
5 janvier Reyes
Les journées passent décidément bien vite depuis notre arrivée !
Les bouteilles sont étonnamment petites à Las Palmas !
Les artères de Las Palmas sont toutes paralysées cet après midi.
Tous les enfants de la ville semblent s'être donnés rendez-vous dans la rue.

Personne ne pourra nous dire à quelle heure ils doivent arriver, mais tous, grands et petits,
attendent patiemment dans la joie et la bonne humeur
le passage de Gaspard, Melchior et Balthazar...
marquant la fin d'un interminable mois de festivités dans toute l'Espagne.
le cortège arrive enfin, bruyant et coloré, dans lequel se mélangent traditions, science fiction,
et... commerce !
  
 
 

Passage obligé dans la concession Ducati à deux pas du port !
Nous retournons manger de succulents plats caseros
au restaurant 20conmigo
dans lequel nous avions dîné avec la troupe de Manoir !
Santé !
 
bientôt Carnaval !




mardi 12 décembre 2017

Cartagena - Gibraltar !

CARTAGENA
9 déc 2018,

Nous finissons à peine d'assurer nos amarres en prévision d'un fort coup de vent de SO
annoncé pour la nuit prochaine, que viennent nous saluer Luc & Cathy,
les malheureux, et pas pour autant moins fair-play perdants de la régate de la nuit !

Nous sympathisons de suite avec ce couple qui démarre comme nous
un grand voyage sur un bien joli First 50.
Nous passons 2 trop courtes journées à partager avec eux de superbes moments sur nos bateaux,
mais aussi à déguster des tapas assorties de quelques bons breuvages
dans les rues très animées de Cartagena

La tempête annoncée, elle, est bien au rdv.
Nous sommes réveillés en fin de nuit par un vent violent et les claquements
des drisses si reconnaissables qui l'accompagnent.
53 nds relevés à l'anémomètre !
ça souffle..!
 

Un joli ketch en bois a perdu deux de ses trois amarres, à quelques mètres de nous
Le bateau a pivoté de 90°, seulement retenu par son arrière
Des bras sont venus se proposer..disposant des matelas, mousses, et autres gros tuyaux
en caoutchouc entre le quai et sa coque,
afin de limiter les coups de butoir incessants de sa jupe contre le catway.
Nous assistons impuissants à ce bien triste spectacle dont je ne ferai pas de photos..
alors qu'une vedette de sauvetage est amarrée à 50m de là, moteurs en marche..
Leur mission est de sauver des vies, pas des bateaux.

Manoir, dans une moindre mesure souffre aussi.
Deux de ses pare-battage ont explosé sous la force du vent,
laissant quelques stigmates sur sa belle coque
Nous leur passons deux autres pare-bat pour les quelques heures de tempête à venir.


11 décembre,
Luc & Cathy doivent tailler la route, ils vont retrouver leurs enfants à Las Palmas
pour y passer Noël ensemble !
Nous les voyons partir un peu tristes, tout en leur promettant de les retrouver aux Canaries...
Cathy a eu l'intelligence de nous glisser le bouquin de Florence Arthaud,
racontant son improbable sauvetage devant le Cap Corse..

Nous voilà obligés de leur rendre le "précieux" !
A bientôt les amis,
"croix de bois, croix de fer...!"
             
Sabine et son estomac retrouvent avec soulagement la terre ferme,
la sangria, et sa machine à laver.
A nosotros, nos gustan los boquerones !
Une fois nos amis partis et l'estomac de Sabine remis d'aplomb,
nous continuons d’explorer la charmante et pittoresque cité de Cartagena.
marquée par les présences carthaginoises, romaines, puis arabes.
Cartagena nous offre de superbes balades dans de jolies ruelles piétonnières très vivantes,
au pied de la citadelle et de son impressionnant théâtre romain découvert
il y a seulement 30 ans !

De nombreux musées, statues, ornent cette décidément bien charmante cité
bercée par un doux soleil hivernal
          


 

La est fière cité d’avoir fait naître le premier sous-marin,conçu par l'ingénieur Peral, en1888.

Après 48h de navigation, Manoir redonne signe de vie
Marine Traffic indiquant qu'ils sont amarrés au port de Ceuta,
d'où ils sont repartiront samedi midi, pour poursuivre leur route vers l'Atlantique.

Opération gel-coat
Ayant du interrompre les travaux de peinture de nos hublots pour cause de vent,
j'ai jeté mon dévolu sur une opération gel-coat,
que nous n'avions pu réaliser avant de partir de Canet...
Sabine n'était pas très motivée, mais il s'agit de refaire tous les petits coups, rayures
sur le pont de Mont-Blanc, que nous n'avions pu faire à Canet.
Nous n'aurons pas le temps de finir cette opération non plus, qui sera remise à plus tard.

De nouveau un peu de tourisme pour équilibrer les activités,
avec la visite du bien joli Galeon,
réplique exacte sur plan d'un bateau pirate du XVIé !
 
          

Les observateurs avisés auront remarqué derrière "l'ancêtre" Galeon,
un monstre gris clair à 3 mâts, répondant au nom de "A"
Un bateau russe aussi impressionnant que laid,
dont on dit qu'il serait le plus grand et plus cher voilier du monde...

J'ai aussi profité de cette halte cartagénoise pour remonter notre nouveau
hublot de sdb ainsi que l'hydro-générateur avec un tout nouveau mâtereau rallongé.
Le problème, c'est que le câble le reliant au régulateur était devenu..trop court !!!
of course...
Arggghhhhhh !

Les pro de Watt & Sea n'ont pas pensé en nous vendant un mâtereau plus long
à proposer la longueur de câble qui allait avec...
Nous avons  donc trouvé un câble sur place
Watt & Sea s'excusera et en enverra un autre de "spare" chez Hélène..
à Nantes.
Sabine a disparu un moment entre ses jambes...
Il m'a semblé deviner un sourire sur le visage habituellement figé
du bel homme de.. métal !
16 Décembre 2017,
Je suis à Lille pour 24 très courtes heures
alors que Ventura, un énorme bateau de croisière de 1000' (333 mètres)
vient mouiller à deux pas de Mont-Blanc...
Impressionnant de voir une ville accoster à quelques dizaines de mètres de notre maison !
Ventura, une ville de 300 mètres de long !

EN ROUTE POUR GIBRALTAR !
Dimanche 17 dec 21h00

j'atterris à Alicante en provenance de Charleroi...
après un aller retour dans le nord lourd en émotions.

Un Blalbacar me dépose au port de Cartagena à 22h30,
Le temps de prendre un bon repas préparé par Sabine, qui a déjà fait la sortie du port,
et porté seule 2 bidons de 20 litres depuis la station jusque Mont-Blanc
pour nous éviter d'attendre le lendemain pour partir...

Bon, elle a eu droit à sa petite pause, quand même

Il est 23H00,
nous larguons les amarres, la fenêtre météo est bonne,
une brise agréable et une mer lisse nous permettent d'entreprendre
notre dernier saut méditerranéen dans de bonnes conditions

Le bateau glissera toute la nuit à bonne allure sous un ciel parfaitement étoilé
et une mer infiniment plus clémente que celle que nous avions connue ici
en remontant avec Bernard vers Canet, il y a 3 mois.
De bonnes conditions qui permettront même à Sabine de me relayer.
 
Nous passons Cabo de Gata aux lueurs du petit matin, avec une brise faiblissante,
et une houle résiduelle qui viendra à bout de l'estomac de Sabine.

Les vents resteront faibles toute la seconde journée,
nous obligeant même à faire un peu de moteur

Une visite furtive de quelques dauphins dans l'après midi,
et nous retrouverons la brise durant la nuit, alors que nous dépassons Malaga.
Le vent forcira ensuite, à mesure que nous approcherons de Gibraltar,
où nous arriverons mardi en fin d'après midi.

L'arrivée sera rapide et plutôt musclée, avec plus de 20 nds dans le dos,
sur une mer très hachée par la rencontre des courants.
Sabine n'est pas à la fête.

Nous pouvons observer depuis un bon moment les collines de Tanger 
distantes de seulement 17 km de Gibraltar

Alors que nous nous frayons un chemin à la voile
entre les cargos qui attendent d'être déchargés devant la piste de l'aéroport
qui a la particularité de faire office de frontière entre La Linea et Gibraltar,
un énorme tanker, dont l'AIS n'est pas branché choisit le moment où nous arrivons
pour démarrer...
Nous abattons pour accélérer, sous le son grave de  l'impressionnante corne de brume
de "Chance", c'est le nom du tanker qui passe juste dans notre dos
par chance..Ça passe !

Nous entrons rapidement dans la baie alors que la nuit tombe
enroulons le gennaker et affalons la GV, avant de nous frayer un chemin entre les nombreux bateaux,
jusqu'à la plage qui borde la piste de l'aéroport

Nous jetons l'ancre, avant de passer une nuit parfaitement calme,
les avions ne semblant pas se bousculer à ces heures indues,
dans cette enclave britannique qui compte 30 000 citoyens,
et quelques 250 macaques,
"unique espèce vivant à l'état sauvage en Europe"...
ce que disent les prospectus !

Nous dévorons notre petit déjeuner sous un beau soleil
accompagné de l'excellent pain déniché près du port de Cartagena,
chez un boulanger super sympa.. hum !

Nous démarrons les moteurs et nous dirigeons une fois l'ancre relevée
vers la station Cepsa.
190 litres de gasoil pour moins de 100€ !..
Cela nous rappelle que pour chaque litre de carburant acheté en France,
66% sont constitués de taxes, sans oublier les 19% de TVA appliqués sur les mêmes..
taxes !
 
Une fois les pleins faits,
et nos boissons pleines d'énergie ingurgitées,
nous nous dirigeons vers une nouvelle odyssée.
Bye bye Gibraltar !

L'Atlantique...!







lundi 4 décembre 2017

Sitges, Tarragona, Ibiza

SITGES !
28-29 nov 2017

Nous avons quitté ce matin Barcelone et nos amis.
Une belle brise de terre va nous pousser sur une mer agréable jusqu'à Sitges,
où nous jetterons l'ancre, son port ne pouvant accueillir que les seuls petits bateaux
des pêcheurs locaux.
Joli accueil à Sitges !
Aussitôt l'ancre posée, nous filons à terre, pour dîner et surtout permettre à Sabine de stopper
le mal de mer qui revient à la charge... une belle houle d'Est pas vraiment bienvenue,
fera rouler Mont-Blanc toute la nuit !

Nous nous réveillons le lendemain avec 12°C dans le bateau !
Si le soleil catalan nous fait toujours les faveurs de ses rayons
l'hiver, lui s'installe avec des températures auxquelles nous n'étions plus habitués.
Je démarre le groupe, un peu de Webasto (notre chauffage), et tout rentre dans l'ordre.

Petit déjeuner à terre pour remettre à l'endroit l'estomac de Sabine
qui n'a pas apprécié le roulis de la nuit,
Brhhhhhh !
et nous passons un belle journée à re-découvrir Sitges, sillonnant ses jolies ruelles en "touristes",
là où nous avions plutôt pris l'habitude de venir prendre un bon repas
entre deux belles sessions de moto.

   
 





TARRAGONA
29 nov - 4 déc 2017

Après une navigation paisible sous le soleil catalan,
nous arrivons une cinquantaine de miles plus au sud,
au port de Roda de Bara, distant d'une bonne dizaine de km de Tarragona,

Je devrai effectuer une nouvelle plongée pour dégager une autre pendille
qui n'aura eu le temps que de faire un petit tour autour du saildrive...
le capitaine "échaudé" par l'eau fraîche d'Arenys a sauté sur la manette de gaz à temps
pour débrayer le moteur, ouf !
Nouvelle leçon du jour,...
Désormais, nous relèverons les pendilles à l'arrière du bateau, dès le début 
de la manoeuvre d'amarrage..
Cela évitera qu'une fois tendues sur les pointes avant, elles répètent cette fâcheuse tendance
à remonter, s'enroulant par la même occasion dans nos belles hélices

La première tâche qui nous attendait à Tarragona était de passer à l'Apple-Store
pour essayer d'installer le dernier IOS, High Sierra, et retrouver enfin un MacBook opérationnel...
sinon pas de blog !!

Nous déplions nos superbes vélos Strida pour rallier la gare Renfe (Equivalent de notre SNCF, sauf qu’ils travaillent, ne font pas grève et sont beaucoup moins chers)
de Sant Vincenz, distante de 4 kilomètres du port,
et avalons avec succès la jolie côte reliant la gare de Tarragona à la Rambla Nova.
Test réussi !

Le vendeur de l'Apple Store nous affirme qu'il y aurait des problèmes de compatibilité
entre la dernière version IOS et certaines machines...
Un peu étonnant avec le nombre de cerveaux opérant à Cupertino !?
Nous lui laissons notre macbook pour qu'il effectue la mise à jour avec la "bonne version".

Nous retrouvons aussitôt Xuelin,
que Sabine pensait repartie en.. Chine, et partageons avec elle et Hector, son fils,
un excellent et copieux repas, ponctué de merveilleuses crêpes préparées par le Cap'tain !..

Encore merci Xuelin,
pour ce délicieux moment d'échange gastronomique !

   

Avec Hector !
Notre halte en terre tarragonaise nous permettra également de retrouver Joan, Conxita et Rafi,
nos fidèles amis, ainsi
que Jordi, Rosa et Julia et Pau, nos anciens voisins de Tamarit qui nous feront également le plaisir
de nous rendre visite sur Mont-Blanc


EN ROUTE POUR IBIZA !
3 dec 2017

Après 3 jours frais mais bien agréables, passés à revoir nos amis tarragonais,
nous larguons les amarres le 3 décembre à la première heure,
direction Ibiza.

Nous commençons par un stop à Torredembara, petit port à quelques enjambées, plus au sud,
la station de Roda ne distribuant plus de gasoil... "pour le moment" !

Il fait beau et froid, la mer est belle,
la brise faible.

Après quelques miles de moteur au cap 180
le vent annoncé arrive.. force 2, 3, 4, 5, puis 6
au portant, comme prévu
mais soulevant avec lui une houle qui mettra rapidement Sab
hors d’état de remplir sa mission de “mousqueton”
(joli lapsus de la veille)

Une traversée rapide et assez musclée,
régulièrement au dessus de 10 noeuds qui se terminera en fait, dans la pétole
et une mer d'huile, avec la tombée de la nuit.

Après quelques heures de navigation, nous croisons au large du delta d'Ebro
où nous allions faire de la planche ensemble.
Le vent approche les 25 nds, les vagues de travers venant parfois claquer
entre nos deux coques.
Sabine m'appelle soudain visiblement paniquée...
"Eric, y'a de l'eau partout, on va couler " !

Le petit hublot de la sdb avant bâbord, sans doute mal verrouillé
s'est brisé sous l’impact d’une vague plus forte que les autres,
remplissant la sdb d'eau salée.
Le surplus d'eau est venu ensuite se répandre sur les planchers du flotteur bâbord.

Je vide aussitôt l'eau de la sdb inondée à l'aide de...
la pompe manuelle qui sert habituellement à évacuer les eaux usées de nos douches,
puis j'étaye le hublot cassé à l'aide d'une planche, d'une gaffe télescopique, et d'un peu de scotch
qui feront leur travail jusqu'à Ibiza

Le hublot cassé qui attendra Cartagena, pour être remplacé par un neuf !
La coque est de nouveau sèche,
l'eau n'entrera plus.
Sab est épuisée, elle a eu peur
Il ne lui en fallait pas plus pour que revienne la nausée..
dur dur dur !

IBIZA
4 déc - 9 déc 2017
Un double soleil se lève avant d'arriver à Ibiza
Nous arrivons au lever du jour à Ibiza après une fin de nuit bien calme, au moteur
Au moment d'affaler la GV,
je remarque la température qui semble avoir brutalement chuté...
Nous vérifions nos informations...
Le thermomètre indique bien 4 tous petits degrés...
Il fait froid !

Le mouillage,
sera des plus confortables,
Il y a peu de fond, nous sommes protégés du vent comme de la houle
à quelques pas du sable de la plage de San Antoni,
jolie cité balnéaire, temple des fêtes nocturnes...
en été, heureusement !

Plaisir, de retrouver Sabine en forme !
Coucher de soleil au mouillage de San Antoni !
L'été étant bien fini,
c'est dans le calme absolu que nous allons pouvoir découvrir
la surprenante et bien jolie île d'Ibiza.

Au programme de notre halte, il y aura aussi quelques réparations ;
notre hublot cassé, un bout de lazy-bag qui a aussi cédé,
une goupille de filière qui manque à l'appel,
une durite d'eau mer qui fuit sous la pompe du moteur tribord, et surtout,
le groupe électrogène qui s'éteindra le 2è jour suivant notre arrivée à Ibiza, sans vouloir redémarrer, laissant descendre la température du bateau à 8°C, faute de chauffage.
Nous changerons le filtre à gasoil du groupe, suspectant un possible problème d'alimentation en gasoil suite au traitement anti bactéries des réservoirs que nous avons effectué au moment de quitter Torredembara, sans succès !

Heureusement, Sabine a pensé à prendre notre couette, sous laquelle nous pourrons
nous réchauffer le matin en attendant que le soleil fasse son travail !

Tiens, en parlant de Sabine, où est-elle donc ?
elle est montée repasser le cordage du lazy bag cassé.
et semble très à son aise !
Même pas peur !


















Sab affamée,
retrouve une incontrôlable envie de manger à la simple vue d'un...
KFC situé à quelques dizaines de mètres du bateau
Désolation devant la porte fermée...
Pas de poulet croustillant sauce barbecue aujourd'hui,
le KFC est en travaux !

L'après midi, le soleil est bien présent,
qui nous permet de sortir nos débardeurs,
et de profiter des joies du hamac sous un soleil de décembre 
étonnamment chaud

Les matins ibiziens n'en continueront pas moins
de nous surprendre avec des températures matinales décidément bien fraîches
à l'intérieur du bateau !  
                                   
                                   
A l'extérieur aussi,
les panneaux solaires sont totalement givrés !
5 décembre
Nous avons rejoint l'aéroport d'Ibiza distant de 25 km de San Antoni
à l'aide de nos Strida mono vitesse,
pour y prendre possession d'une Seat full options, facturée
6,5€ par jour !..
Jamais vu çà !



Aussitôt arrivés, à l'aéroport,
nous plions et rangeons nos vélos dans la grande malle avant d'aller nous jeter
sur de magnifiques entrecôtes argentines dont l'odeur nous avait passablement énervés
quelques minutes auparavant en passant devant avec nos vélos
Une fois ce superbe repas terminé,
nous entreprenons une visite
de l'île, des magnifiques calas de San Joseph de Talaia,
baignées de soleil sous de superbes lumières,
et aussi d'Ibiza, dont la vielle ville haute mérite de s'y attarder

   
 


Notre séjour sur l'île est partagé entre la découverte de ses paysages,
de ses restaurants, les petits travaux sur Mont-Blanc
un peu de shopping chez Décathlon, l'Ikea n'étant qu'une vitrine remplie d'ordinateurs
permettant de commander des produits qui arriveront la semaine suivante,
et quelques bons films, le soir,
bien au chaud sous la couette...

8 décembre,
Nous rendons la Seat à Ibiza...   elle est pas bonne celle là ?
et nous nous préparons à prendre la mer en fin d'après midi.

dernier jour sur cette bien jolie île,
nous profitions d'une compétition de trial qui se déroule à 100m du bateau, sur la plage !
La Bultaco sherpa, qui me faisait rêver
quand j'avais 15 ans!  
Après une bien agréable, et hélas trop courte semaine
nous quittons donc à la nuit tombante,
Ibiza, ses jolies criques, sa douceur de vivre , et ses aimables îliens.

Nous espérions retrouver en chemin mon ami Paco,
qui sera hélas en déplacement lorsque que nous passerons au large d'Alicante..
hasta pronto, Paco !

Nous prenons donc la direction de Cartagena.
Le vent est modéré, et une houle désagréable nous accueille dès la sortie de la baie,
alors que nous venons de hisser la GV.
L'excellent risotto que Sabine a ingurgité peu avant le départ
est rapidement redistribué aux poissons qui n'en demandaient pas tant !

Nous tirons un bord plein l'ouest, vers Valence,
avant de virer vers le sud et laisser les îles Redonda sur notre bâbord !
Le vent devrait effectuer une rotation durant la nuit,
nous permettant d'arriver à Cartagena en un seul bord.

MONT-BLANC vs MANOIR,
CATA vs MONOCOQUE, 
THE RACE !

L'AIS indique rapidement que nous sommes suivis
par un bateau appelé Manoir, battant pavillon français.

Une course s'engage alors avec des inconnus qui passeront les 20 heures
nous séparant de Cartagena à imaginer tous les stratagèmes,
tenter toutes les options, pour essayer de nous rattraper...
voire de nous doubler "par la droite ou par la gauche" !..
tout cela en vain !

Rien n'y fera,
Nous maintiendrons avec Manoir, un écart qui ne descendra jamais en dessous des 3 nm,
passant même à 5nm lorsque le vent forcira en milieu de nuit,
ce malgré des vents au 60° apparents qui lui sont plus favorables !

Nous arriverons le lendemain en fin d'après-midi  à Cartagène,
avec Manoir dans le rétroviseur, qui s'approchera, au bénéfice de son moteur
à suivre ..