mardi 12 décembre 2017

Cartagena - Gibraltar !

CARTAGENA
9 déc 2018,

Nous finissons à peine d'assurer nos amarres en prévision d'un fort coup de vent de SO
annoncé pour la nuit prochaine, que viennent nous saluer Luc & Cathy,
les malheureux, et pas pour autant moins fair-play perdants de la régate de la nuit !

Nous sympathisons de suite avec ce couple qui démarre comme nous
un grand voyage sur un bien joli First 50.
Nous passons 2 trop courtes journées à partager avec eux de superbes moments sur nos bateaux,
mais aussi à déguster des tapas assorties de quelques bons breuvages
dans les rues très animées de Cartagena

La tempête annoncée, elle, est bien au rdv.
Nous sommes réveillés en fin de nuit par un vent violent et les claquements
des drisses si reconnaissables qui l'accompagnent.
53 nds relevés à l'anémomètre !
ça souffle..!
 

Un joli ketch en bois a perdu deux de ses trois amarres, à quelques mètres de nous
Le bateau a pivoté de 90°, seulement retenu par son arrière
Des bras sont venus se proposer..disposant des matelas, mousses, et autres gros tuyaux
en caoutchouc entre le quai et sa coque,
afin de limiter les coups de butoir incessants de sa jupe contre le catway.
Nous assistons impuissants à ce bien triste spectacle dont je ne ferai pas de photos..
alors qu'une vedette de sauvetage est amarrée à 50m de là, moteurs en marche..
Leur mission est de sauver des vies, pas des bateaux.

Manoir, dans une moindre mesure souffre aussi.
Deux de ses pare-battage ont explosé sous la force du vent,
laissant quelques stigmates sur sa belle coque
Nous leur passons deux autres pare-bat pour les quelques heures de tempête à venir.


11 décembre,
Luc & Cathy doivent tailler la route, ils vont retrouver leurs enfants à Las Palmas
pour y passer Noël ensemble !
Nous les voyons partir un peu tristes, tout en leur promettant de les retrouver aux Canaries...
Cathy a eu l'intelligence de nous glisser le bouquin de Florence Arthaud,
racontant son improbable sauvetage devant le Cap Corse..

Nous voilà obligés de leur rendre le "précieux" !
A bientôt les amis,
"croix de bois, croix de fer...!"
             
Sabine et son estomac retrouvent avec soulagement la terre ferme,
la sangria, et sa machine à laver.
A nosotros, nos gustan los boquerones !
Une fois nos amis partis et l'estomac de Sabine remis d'aplomb,
nous continuons d’explorer la charmante et pittoresque cité de Cartagena.
marquée par les présences carthaginoises, romaines, puis arabes.
Cartagena nous offre de superbes balades dans de jolies ruelles piétonnières très vivantes,
au pied de la citadelle et de son impressionnant théâtre romain découvert
il y a seulement 30 ans !

De nombreux musées, statues, ornent cette décidément bien charmante cité
bercée par un doux soleil hivernal
          


 

La est fière cité d’avoir fait naître le premier sous-marin,conçu par l'ingénieur Peral, en1888.

Après 48h de navigation, Manoir redonne signe de vie
Marine Traffic indiquant qu'ils sont amarrés au port de Ceuta,
d'où ils sont repartiront samedi midi, pour poursuivre leur route vers l'Atlantique.

Opération gel-coat
Ayant du interrompre les travaux de peinture de nos hublots pour cause de vent,
j'ai jeté mon dévolu sur une opération gel-coat,
que nous n'avions pu réaliser avant de partir de Canet...
Sabine n'était pas très motivée, mais il s'agit de refaire tous les petits coups, rayures
sur le pont de Mont-Blanc, que nous n'avions pu faire à Canet.
Nous n'aurons pas le temps de finir cette opération non plus, qui sera remise à plus tard.

De nouveau un peu de tourisme pour équilibrer les activités,
avec la visite du bien joli Galeon,
réplique exacte sur plan d'un bateau pirate du XVIé !
 
          

Les observateurs avisés auront remarqué derrière "l'ancêtre" Galeon,
un monstre gris clair à 3 mâts, répondant au nom de "A"
Un bateau russe aussi impressionnant que laid,
dont on dit qu'il serait le plus grand et plus cher voilier du monde...

J'ai aussi profité de cette halte cartagénoise pour remonter notre nouveau
hublot de sdb ainsi que l'hydro-générateur avec un tout nouveau mâtereau rallongé.
Le problème, c'est que le câble le reliant au régulateur était devenu..trop court !!!
of course...
Arggghhhhhh !

Les pro de Watt & Sea n'ont pas pensé en nous vendant un mâtereau plus long
à proposer la longueur de câble qui allait avec...
Nous avons  donc trouvé un câble sur place
Watt & Sea s'excusera et en enverra un autre de "spare" chez Hélène..
à Nantes.
Sabine a disparu un moment entre ses jambes...
Il m'a semblé deviner un sourire sur le visage habituellement figé
du bel homme de.. métal !
16 Décembre 2017,
Je suis à Lille pour 24 très courtes heures
alors que Ventura, un énorme bateau de croisière de 1000' (333 mètres)
vient mouiller à deux pas de Mont-Blanc...
Impressionnant de voir une ville accoster à quelques dizaines de mètres de notre maison !
Ventura, une ville de 300 mètres de long !

EN ROUTE POUR GIBRALTAR !
Dimanche 17 dec 21h00

j'atterris à Alicante en provenance de Charleroi...
après un aller retour dans le nord lourd en émotions.

Un Blalbacar me dépose au port de Cartagena à 22h30,
Le temps de prendre un bon repas préparé par Sabine, qui a déjà fait la sortie du port,
et porté seule 2 bidons de 20 litres depuis la station jusque Mont-Blanc
pour nous éviter d'attendre le lendemain pour partir...

Bon, elle a eu droit à sa petite pause, quand même

Il est 23H00,
nous larguons les amarres, la fenêtre météo est bonne,
une brise agréable et une mer lisse nous permettent d'entreprendre
notre dernier saut méditerranéen dans de bonnes conditions

Le bateau glissera toute la nuit à bonne allure sous un ciel parfaitement étoilé
et une mer infiniment plus clémente que celle que nous avions connue ici
en remontant avec Bernard vers Canet, il y a 3 mois.
De bonnes conditions qui permettront même à Sabine de me relayer.
 
Nous passons Cabo de Gata aux lueurs du petit matin, avec une brise faiblissante,
et une houle résiduelle qui viendra à bout de l'estomac de Sabine.

Les vents resteront faibles toute la seconde journée,
nous obligeant même à faire un peu de moteur

Une visite furtive de quelques dauphins dans l'après midi,
et nous retrouverons la brise durant la nuit, alors que nous dépassons Malaga.
Le vent forcira ensuite, à mesure que nous approcherons de Gibraltar,
où nous arriverons mardi en fin d'après midi.

L'arrivée sera rapide et plutôt musclée, avec plus de 20 nds dans le dos,
sur une mer très hachée par la rencontre des courants.
Sabine n'est pas à la fête.

Nous pouvons observer depuis un bon moment les collines de Tanger 
distantes de seulement 17 km de Gibraltar

Alors que nous nous frayons un chemin à la voile
entre les cargos qui attendent d'être déchargés devant la piste de l'aéroport
qui a la particularité de faire office de frontière entre La Linea et Gibraltar,
un énorme tanker, dont l'AIS n'est pas branché choisit le moment où nous arrivons
pour démarrer...
Nous abattons pour accélérer, sous le son grave de  l'impressionnante corne de brume
de "Chance", c'est le nom du tanker qui passe juste dans notre dos
par chance..Ça passe !

Nous entrons rapidement dans la baie alors que la nuit tombe
enroulons le gennaker et affalons la GV, avant de nous frayer un chemin entre les nombreux bateaux,
jusqu'à la plage qui borde la piste de l'aéroport

Nous jetons l'ancre, avant de passer une nuit parfaitement calme,
les avions ne semblant pas se bousculer à ces heures indues,
dans cette enclave britannique qui compte 30 000 citoyens,
et quelques 250 macaques,
"unique espèce vivant à l'état sauvage en Europe"...
ce que disent les prospectus !

Nous dévorons notre petit déjeuner sous un beau soleil
accompagné de l'excellent pain déniché près du port de Cartagena,
chez un boulanger super sympa.. hum !

Nous démarrons les moteurs et nous dirigeons une fois l'ancre relevée
vers la station Cepsa.
190 litres de gasoil pour moins de 100€ !..
Cela nous rappelle que pour chaque litre de carburant acheté en France,
66% sont constitués de taxes, sans oublier les 19% de TVA appliqués sur les mêmes..
taxes !
 
Une fois les pleins faits,
et nos boissons pleines d'énergie ingurgitées,
nous nous dirigeons vers une nouvelle odyssée.
Bye bye Gibraltar !

L'Atlantique...!







lundi 4 décembre 2017

Sitges, Tarragona, Ibiza

SITGES !
28-29 nov 2017

Nous avons quitté ce matin Barcelone et nos amis.
Une belle brise de terre va nous pousser sur une mer agréable jusqu'à Sitges,
où nous jetterons l'ancre, son port ne pouvant accueillir que les seuls petits bateaux
des pêcheurs locaux.
Joli accueil à Sitges !
Aussitôt l'ancre posée, nous filons à terre, pour dîner et surtout permettre à Sabine de stopper
le mal de mer qui revient à la charge... une belle houle d'Est pas vraiment bienvenue,
fera rouler Mont-Blanc toute la nuit !

Nous nous réveillons le lendemain avec 12°C dans le bateau !
Si le soleil catalan nous fait toujours les faveurs de ses rayons
l'hiver, lui s'installe avec des températures auxquelles nous n'étions plus habitués.
Je démarre le groupe, un peu de Webasto (notre chauffage), et tout rentre dans l'ordre.

Petit déjeuner à terre pour remettre à l'endroit l'estomac de Sabine
qui n'a pas apprécié le roulis de la nuit,
Brhhhhhh !
et nous passons un belle journée à re-découvrir Sitges, sillonnant ses jolies ruelles en "touristes",
là où nous avions plutôt pris l'habitude de venir prendre un bon repas
entre deux belles sessions de moto.

   
 





TARRAGONA
29 nov - 4 déc 2017

Après une navigation paisible sous le soleil catalan,
nous arrivons une cinquantaine de miles plus au sud,
au port de Roda de Bara, distant d'une bonne dizaine de km de Tarragona,

Je devrai effectuer une nouvelle plongée pour dégager une autre pendille
qui n'aura eu le temps que de faire un petit tour autour du saildrive...
le capitaine "échaudé" par l'eau fraîche d'Arenys a sauté sur la manette de gaz à temps
pour débrayer le moteur, ouf !
Nouvelle leçon du jour,...
Désormais, nous relèverons les pendilles à l'arrière du bateau, dès le début 
de la manoeuvre d'amarrage..
Cela évitera qu'une fois tendues sur les pointes avant, elles répètent cette fâcheuse tendance
à remonter, s'enroulant par la même occasion dans nos belles hélices

La première tâche qui nous attendait à Tarragona était de passer à l'Apple-Store
pour essayer d'installer le dernier IOS, High Sierra, et retrouver enfin un MacBook opérationnel...
sinon pas de blog !!

Nous déplions nos superbes vélos Strida pour rallier la gare Renfe (Equivalent de notre SNCF, sauf qu’ils travaillent, ne font pas grève et sont beaucoup moins chers)
de Sant Vincenz, distante de 4 kilomètres du port,
et avalons avec succès la jolie côte reliant la gare de Tarragona à la Rambla Nova.
Test réussi !

Le vendeur de l'Apple Store nous affirme qu'il y aurait des problèmes de compatibilité
entre la dernière version IOS et certaines machines...
Un peu étonnant avec le nombre de cerveaux opérant à Cupertino !?
Nous lui laissons notre macbook pour qu'il effectue la mise à jour avec la "bonne version".

Nous retrouvons aussitôt Xuelin,
que Sabine pensait repartie en.. Chine, et partageons avec elle et Hector, son fils,
un excellent et copieux repas, ponctué de merveilleuses crêpes préparées par le Cap'tain !..

Encore merci Xuelin,
pour ce délicieux moment d'échange gastronomique !

   

Avec Hector !
Notre halte en terre tarragonaise nous permettra également de retrouver Joan, Conxita et Rafi,
nos fidèles amis, ainsi
que Jordi, Rosa et Julia et Pau, nos anciens voisins de Tamarit qui nous feront également le plaisir
de nous rendre visite sur Mont-Blanc


EN ROUTE POUR IBIZA !
3 dec 2017

Après 3 jours frais mais bien agréables, passés à revoir nos amis tarragonais,
nous larguons les amarres le 3 décembre à la première heure,
direction Ibiza.

Nous commençons par un stop à Torredembara, petit port à quelques enjambées, plus au sud,
la station de Roda ne distribuant plus de gasoil... "pour le moment" !

Il fait beau et froid, la mer est belle,
la brise faible.

Après quelques miles de moteur au cap 180
le vent annoncé arrive.. force 2, 3, 4, 5, puis 6
au portant, comme prévu
mais soulevant avec lui une houle qui mettra rapidement Sab
hors d’état de remplir sa mission de “mousqueton”
(joli lapsus de la veille)

Une traversée rapide et assez musclée,
régulièrement au dessus de 10 noeuds qui se terminera en fait, dans la pétole
et une mer d'huile, avec la tombée de la nuit.

Après quelques heures de navigation, nous croisons au large du delta d'Ebro
où nous allions faire de la planche ensemble.
Le vent approche les 25 nds, les vagues de travers venant parfois claquer
entre nos deux coques.
Sabine m'appelle soudain visiblement paniquée...
"Eric, y'a de l'eau partout, on va couler " !

Le petit hublot de la sdb avant bâbord, sans doute mal verrouillé
s'est brisé sous l’impact d’une vague plus forte que les autres,
remplissant la sdb d'eau salée.
Le surplus d'eau est venu ensuite se répandre sur les planchers du flotteur bâbord.

Je vide aussitôt l'eau de la sdb inondée à l'aide de...
la pompe manuelle qui sert habituellement à évacuer les eaux usées de nos douches,
puis j'étaye le hublot cassé à l'aide d'une planche, d'une gaffe télescopique, et d'un peu de scotch
qui feront leur travail jusqu'à Ibiza

Le hublot cassé qui attendra Cartagena, pour être remplacé par un neuf !
La coque est de nouveau sèche,
l'eau n'entrera plus.
Sab est épuisée, elle a eu peur
Il ne lui en fallait pas plus pour que revienne la nausée..
dur dur dur !

IBIZA
4 déc - 9 déc 2017
Un double soleil se lève avant d'arriver à Ibiza
Nous arrivons au lever du jour à Ibiza après une fin de nuit bien calme, au moteur
Au moment d'affaler la GV,
je remarque la température qui semble avoir brutalement chuté...
Nous vérifions nos informations...
Le thermomètre indique bien 4 tous petits degrés...
Il fait froid !

Le mouillage,
sera des plus confortables,
Il y a peu de fond, nous sommes protégés du vent comme de la houle
à quelques pas du sable de la plage de San Antoni,
jolie cité balnéaire, temple des fêtes nocturnes...
en été, heureusement !

Plaisir, de retrouver Sabine en forme !
Coucher de soleil au mouillage de San Antoni !
L'été étant bien fini,
c'est dans le calme absolu que nous allons pouvoir découvrir
la surprenante et bien jolie île d'Ibiza.

Au programme de notre halte, il y aura aussi quelques réparations ;
notre hublot cassé, un bout de lazy-bag qui a aussi cédé,
une goupille de filière qui manque à l'appel,
une durite d'eau mer qui fuit sous la pompe du moteur tribord, et surtout,
le groupe électrogène qui s'éteindra le 2è jour suivant notre arrivée à Ibiza, sans vouloir redémarrer, laissant descendre la température du bateau à 8°C, faute de chauffage.
Nous changerons le filtre à gasoil du groupe, suspectant un possible problème d'alimentation en gasoil suite au traitement anti bactéries des réservoirs que nous avons effectué au moment de quitter Torredembara, sans succès !

Heureusement, Sabine a pensé à prendre notre couette, sous laquelle nous pourrons
nous réchauffer le matin en attendant que le soleil fasse son travail !

Tiens, en parlant de Sabine, où est-elle donc ?
elle est montée repasser le cordage du lazy bag cassé.
et semble très à son aise !
Même pas peur !


















Sab affamée,
retrouve une incontrôlable envie de manger à la simple vue d'un...
KFC situé à quelques dizaines de mètres du bateau
Désolation devant la porte fermée...
Pas de poulet croustillant sauce barbecue aujourd'hui,
le KFC est en travaux !

L'après midi, le soleil est bien présent,
qui nous permet de sortir nos débardeurs,
et de profiter des joies du hamac sous un soleil de décembre 
étonnamment chaud

Les matins ibiziens n'en continueront pas moins
de nous surprendre avec des températures matinales décidément bien fraîches
à l'intérieur du bateau !  
                                   
                                   
A l'extérieur aussi,
les panneaux solaires sont totalement givrés !
5 décembre
Nous avons rejoint l'aéroport d'Ibiza distant de 25 km de San Antoni
à l'aide de nos Strida mono vitesse,
pour y prendre possession d'une Seat full options, facturée
6,5€ par jour !..
Jamais vu çà !



Aussitôt arrivés, à l'aéroport,
nous plions et rangeons nos vélos dans la grande malle avant d'aller nous jeter
sur de magnifiques entrecôtes argentines dont l'odeur nous avait passablement énervés
quelques minutes auparavant en passant devant avec nos vélos
Une fois ce superbe repas terminé,
nous entreprenons une visite
de l'île, des magnifiques calas de San Joseph de Talaia,
baignées de soleil sous de superbes lumières,
et aussi d'Ibiza, dont la vielle ville haute mérite de s'y attarder

   
 


Notre séjour sur l'île est partagé entre la découverte de ses paysages,
de ses restaurants, les petits travaux sur Mont-Blanc
un peu de shopping chez Décathlon, l'Ikea n'étant qu'une vitrine remplie d'ordinateurs
permettant de commander des produits qui arriveront la semaine suivante,
et quelques bons films, le soir,
bien au chaud sous la couette...

8 décembre,
Nous rendons la Seat à Ibiza...   elle est pas bonne celle là ?
et nous nous préparons à prendre la mer en fin d'après midi.

dernier jour sur cette bien jolie île,
nous profitions d'une compétition de trial qui se déroule à 100m du bateau, sur la plage !
La Bultaco sherpa, qui me faisait rêver
quand j'avais 15 ans!  
Après une bien agréable, et hélas trop courte semaine
nous quittons donc à la nuit tombante,
Ibiza, ses jolies criques, sa douceur de vivre , et ses aimables îliens.

Nous espérions retrouver en chemin mon ami Paco,
qui sera hélas en déplacement lorsque que nous passerons au large d'Alicante..
hasta pronto, Paco !

Nous prenons donc la direction de Cartagena.
Le vent est modéré, et une houle désagréable nous accueille dès la sortie de la baie,
alors que nous venons de hisser la GV.
L'excellent risotto que Sabine a ingurgité peu avant le départ
est rapidement redistribué aux poissons qui n'en demandaient pas tant !

Nous tirons un bord plein l'ouest, vers Valence,
avant de virer vers le sud et laisser les îles Redonda sur notre bâbord !
Le vent devrait effectuer une rotation durant la nuit,
nous permettant d'arriver à Cartagena en un seul bord.

MONT-BLANC vs MANOIR,
CATA vs MONOCOQUE, 
THE RACE !

L'AIS indique rapidement que nous sommes suivis
par un bateau appelé Manoir, battant pavillon français.

Une course s'engage alors avec des inconnus qui passeront les 20 heures
nous séparant de Cartagena à imaginer tous les stratagèmes,
tenter toutes les options, pour essayer de nous rattraper...
voire de nous doubler "par la droite ou par la gauche" !..
tout cela en vain !

Rien n'y fera,
Nous maintiendrons avec Manoir, un écart qui ne descendra jamais en dessous des 3 nm,
passant même à 5nm lorsque le vent forcira en milieu de nuit,
ce malgré des vents au 60° apparents qui lui sont plus favorables !

Nous arriverons le lendemain en fin d'après-midi  à Cartagène,
avec Manoir dans le rétroviseur, qui s'approchera, au bénéfice de son moteur
à suivre ..






 









samedi 25 novembre 2017

Barcelona !

ARENYS DEL MAR
25 nov 2017

La seconde journée de mer de notre grand voyage à la voile,
se fera également au moteur..
Peu de vent, même si nous savons que la tramontane souffle
à 80 km/h plus au large, avec des creux annoncés de 5 mètres.

Je redécouvre avec plaisir le paysage de Torroella de Montgrí
que nous avons traversé avec Bernard il y 3 mois déjà.
Il ne fait pas vraiment chaud...
Le photographe semble avoir froid lui aussi,
ayant visiblement quelques difficultés à conclure sa photo panoramique...



Notre navigation est plutôt tranquille,
ce qui n'empêchera pas l'estomac de Sabine de céder pour la première fois au mal de mer.
au cours de cette journée bien fraîche qui doit nous emmener à Barcelone.

Nous accosterons à Arenys de Mar, charmant port de plaisance
découvert grâce à Navily, nouvelle appli communautaire
sur laquelle nous avons réservé en 3 clics
Appli dont les membres évaluent les mouillages ou les ports qu’ils découvrent !
Sympa et utile !

Le choix d'Arenys, qui se trouve à une vingtaine de km au nord de Barcelone
n’est pas une erreur...
Nous connaissons déjà Barcelone pour avoir vécu 4 ans en Catalogne,
où nous revenons régulièrement faire des emplettes et voir les amis.

Nous sommes là pour retrouver nos amis
Tim, Elo et leurs enfants qui vivent à 2 pas du port.
Nous partagerons deux superbes journées avec eux ainsi que Benjamin,
le frère de Tim, dont le pain fait le bonheur des barcelonais
amateurs d'excellence, depuis une année maintenant !
Le lien, si vous passez par Barcelone !

https://www.facebook.com/EricAndBenjamin/

Un peu de pluie aussi au programme,
mais nous sommes au chaud...

La tribu Brabant vient visiter notre demeure !
Nos hôtes ont pitié de leurs amis nomades,
qui affrontent courageusement les premiers frimas de l’hiver catalan arrivés subitement,
insistant même pour leur offrir généreusement sans doute leurs deux dernières nuits de confort
dans le lit douillet d’une maison chauffée, avant des... années !
Merci pour la compassion, les amis !

L’arrivée au port la veille a sonné la fin de vie de 2 pendilles
trop courtes et donc trop tendues pour que les hélices de Mont Blanc
ne soient pas tentées de les happer.
Le courageux capitaine a décidé d’enfiler son shorty d’été
pour tenter, en vain de débloquer les bouts venus fondre entre les anodes des hélices.

Ce qu'il reste de la pendille, littéralement fondue !
Il a fallu se résoudre à faire appel à un plongeur
pour extraire les morceaux de pendilles fondus autour de l'hélice tribord,
mes petits poumons peu entraînés ne me permettant pas de travailler
durant 10' dans une eau à 15ºC !

28 novembre,
Notre halte au nord de Barcelone prend fin...
Nous faisons nos adieux à toute la tribu, et reprenons notre route..
vers Sitges où nous comptons jeter l'ancre pour la nuit !
Le soleil est là, le froid aussi !
les avions défilent au dessus de nos têtes..El Prat
Adios Bcn !
Prochaine étape, Sitges !


vendredi 24 novembre 2017

Le Grand Départ !

Retour sur les derniers jours avant notre grand départ !..


"DESPEDIDA" famille et amis, séquence émotions...
Fin novembre 2017,

Nous entamons une tournée d'une semaine qui se révélera bien trop courte,
Un périple qui nous fera passer par Nantes, ch'Nord, et Paris..

Nous voulions dire au revoir à la famille et à nos amis,
que nous ne pourrons hélas pas tous retrouver dans un laps de temps aussi court,
d'autant plus que nous avons dû consacrer une longue journée à l'hôpital des 15/20,
pour confirmer un premier diagnostic, suite à un souci de vue de mon meilleur œil, le droit.


Je retrouve durant ce marathon humain un ami que je n'avais par revu depuis de trop longues années, Vincent, qui étudiait aussi les sciences économiques, durant les merveilleuses années que j'ai passées à Villeneuve d'Ascq, le siècle dernier...

Nous revenons le 6 novembre à Canet où nous retrouvons Mont-Blanc remis à l'eau,
avec son anti-fouling fraîchement posé, et les coques polishées par nos soins,
Mont-Blanc retrouve de sa superbe !
La carène, avant et après le coup de patte de Sab ! "cha brile"
Quand le Mont-Blanc croise le Canigou ! 
mercredi 15 novembre 2017,

Après des années de rêves, de lectures, de navigations, de préparations, de formations,
après 1,5 mois passés au Marin pour remettre le bateau en état,
après une transat le ramenant fin août à Canet en Roussillon d'où il était sorti 5 ans plus tôt,
après 3 mois supplémentaires à Canet, consacrés à lui offrir une superbe coque propriétaire,
des coques poncées, gel-coatées et polishées, un nouvel antifouling, une révision des moteurs,
des panneaux solaires, une machine à laver, des poulies et des taquets neufs pour gréer notre Parasailor,
etc etc...,

nos avons laissé aujourd'hui nos derniers vestiges terrestres,
y compris la Ducat adorée de Sab venue rejoindre sa copine MV
dans un grand garage, à Saint Paul de Fenouillet.
Sic...
à bientôt les motos !
On a beau avoir désiré, attendu, préparé ce grand moment depuis 13 ans, maintenant
le fait de fermer la porte du local contenant des morceaux entiers de nos vies,
de voir nos amis Olivier et Dominique partir avec notre voiture sans avoir oublié...
les batteries de nos motos pour les garder au chaud et chargées,
fait soudain place à un court mais non moins intense sentiment de...
plonger dans le vide !


Nous investissons le soir même notre nouvelle maison flottante,
ponton W, dans le port de Canet, cherchant la bonne place pour chacun des vêtements, ustensiles, outils, matériel informatique,..pour lesquels nous avions préparé consciencieusement la liste, en prévision de cette nouvelle vie qui devait commencer.
Premières nuits sur Mont-Blanc ! ouahhh gâtés !

Les travaux chez Catana, prennent fin, avec le montage de nouvelles réas de bôme,
le branchement des ventilateurs du salon et le remontage d'un placard...
qui étaient toujours en attente !

..avec les surprises habituelles ne manquent jamais d'accompagner les fins de chantier,
comme le début de l'inondation de la coque fraîchement refaite...
Le plombier de Catana avait juste "oublié" de raccorder la pompe d'évacuation des eaux grises
de la nouvelle salle de bain, laissant se verser les dizaines de litres d'eaux usées de nos dernières douches et machines à laver, dans les cales, heureusement faites pour ça !

Nous apprendrons aussi le jour de notre départ qu'il nous faudra changer le câble de commande du moteur tribord, qui a été remplacé par un autre qui serait déjà grippé !?


Cette période est aussi celle où Sabine, visiblement très inquiète à l'idée de ne plus pouvoir manger
à sa faim, stocke sans compter ces « indispensables produits qu'on ne trouve bien évidemment qu'en France, comme...
le riz, les pâtes, le papier toilette..!


Elle décide également de lancer un grand nettoyage de l'intérieur du bateau
qui en avait bien besoin, après 2,5 mois de travaux !


FAUX DEPART !
Nous devions partir jeudi 23..

Mr Apple en a décidé autrement,
Le disque dur de notre MacBook acheté et préparé pour nous accompagner
de nombreuses années de voyages et de navigations avait choisi ce jour là
pour rendre l'âme !

Heureusement, nous avons pu compter sur notre voisin, ami, déménageur et taxi...
Guy pour nous aider à trouver un réparateur qui pourrait changer ce satané DD dans l’urgence !
Notre ami Guy, auquel il n'aurait pas fallu proposer
deux fois de rester à bord...
Merci Guy !
Une fois le disque dur changé,
nous décidons de faire nos adieux à la terre ferme en allant dîner au...McDo
et son wifi gratuit pour charger HighSierra, le dernier IOS en vigueur avant de prendre la route.
Et patatras...
l'ordi sans doute vexé par le cadre d'une cuisine industrielle, replante !
Tant pis pour notre blog qui prendra encore plus de retard.
Nous avons les cartographies de la Méditerranée en double sur le traceur et sur iPad...
Nous partirons avec un ordi HS, et trouverons la solution chemin faisant !
Notre vie de nomades commence !


LE GRAND DEPART !
Vendredi 24 nov 2017

il nous faut absolument partir aujourd'hui,
une forte tram s'apprêtant à balayer pour plusieurs jours le golfe du Lyon !
Nous larguons les amarres, rangeons nos "pare-bat",
et sortons du port de Canet qui nous a accueilli durant presque 3 mois.

La mer est belle, le vent est presque nul, et une jolie brume s'installe,
juste pour nous empêcher d'immortaliser le superbe paysage pyrénéen entourant Perpignan.
Ce qu'il reste de Canet, un jour de brume !
C'est au moteur que nous filons vers le sud afin de ne pas nous faire rattraper par la tram
annoncée dans la nuit.
Les dauphins sans doute informés de notre grand départ viennent rapidement nous offrir
un premier ballet à la grande surprise de Sabine, qui en oubliera d'immortaliser le moment !

Nous franchissons le Cap Creus, souvent très violent, dans un calme absolu..
l'occasion pour Sabine de hisser le pavillon de complaisance de son pays préféré !
A peine partis, nous découvrons déjà un nouveau pays...
bon, elle aurait peut-être préféré le drapeau catalan !

Nous arrivons de nuit, à la voile dans la jolie et très protégée Cala de Montgó (Catalogne),
Le mouillage est des plus tranquilles, nous sommes seuls !
Nous sommes fin novembre, c'est vrai !
falaise doucement éclairée au petit matin, à l'entrée de Cala de Montgo
Petit déjeuner, en découvrant le paysage vert et vallonné de la cala,
et nous reprenons notre route, vers Barcelone,
où nous devons retrouver la tribu de Tim & Elo...