mardi 17 avril 2018

Argentine





Martes 17 de april, llegamos a Argentina !

Partis la veille de Sâo Paulo, nous atterrissons à l'aéroport de Buenos Aires,
Il fait déjà nuit, nous prenons un taxi pour nous rendre dans une gare routière
où nous attend, enfin, nous l'espérons,
un bus pullman avec couchettes qui doit nous mener à Mendoza distante de 984 km !!!
Après une nuit tranquille et un peu fraiche dans un bus trop climatisé,
nous arrivons très excités (pas de panique...formule ange-saxone) à Mendoza,
où nous devons retrouver Emilio

C'est le papa de Raul, propriétaire de la jolie villa dans laquelle nous avons réservé par air BnB
qui viendra nous chercher à la gare routière de Mendoza
dans un superbe vieux pick up Chevrolet de 1967 parfaitement bien entretenu !
Quel service !!!

Comme indiqué sur son message, un Chevrolet 67
Il nous dépose en ville où nous devons récupérer une voiture de location
et nous découvrons une très jolie et agréable ville
calme, verte, avec de nombreux parcs...
Les gens sont sympas et souriants...
On se régale !

 
 
 

sur la dernière photo montrant une boutique verte, on peut voir qu'il s'agit d'un magasin...
BIC, une marque bien de chez nous,
On y trouve toutes les fournitures scolaires, cahiers, stylo, cartables...
aux couleurs de l'enseigne française !
Jamais vu ça ailleurs !

Tiens, un Mc Do !!

Autre surprise,
en nous promenant dans la ville,
le parc de voitures, dans lequel se mélangent les derniers modèles allemands, japonais,
aux pick up américains, et nos voitures françaises des années 80,
le plus souvent en parfait état !
ouuaaahh !
Une R12 comme à la belle époque !
20 avril, retrouvailles avec Ignacio
Ignacio travaille dans le vin. Il aime son métier et, voyager
C'est en travaillant à Carcassonne, durant les vendanges de l'hémisphère nord,
que Sabine l'a rencontré.
Ignacio est natif de Mendoza
Il nous a proposé de le rejoindre dans le restaurant d'un golf luxueux au sud de la ville,
à Lujan de Cuye

L'accès au golf se fait par une entrée parfaitement gardée,
et après la traversée d'un domaine ou se côtoient des maisons plus luxueuses les unes que les autres
L'Argentine sort d'une crise économique...
qui ne semble pas avoir touché équitablement
tous ses citoyens !
   

Bon choix, Ignacio, c'était délicieux et pas cher !
 

La bodega où travaille Ignicacio... il me manque des photos !!

Monumento San Martin
José San Martin fut un général argentin qui unifia les peuples argentins, chiliens, et péruviens
dans leur lutte contre l'oppresseur espagnol,
leur offrant l'accès à l'indépendance en 1818.
Nous entreprenons de gravir la colline qui domine toute la belle ville de Mendoza
afin d'y découvrir le mémorial en l'honneur de San Martin, figure historique de toutes les Andes
Il faut grimper...
encore grimper..
Le mémorial se mérite !
En fait, nous dévalerons la colline à toute allure, après nous être rendus compte 
que nous n'avions plus les clés de la voiture... 
restées sagement sur le fauteuil passager ! ouf
Sabine a cru un moment que l'oiseau sculpté sur la droite du mémorial était vrai...
"t'as vu, il ne bouge pas l'oiseau là-haut" !
Zut, il ne s'agit pas du héros des Andes, mais de nous...
arrivés en haut, ça donne ça !!!



La Casa de Raul !

Raul n'est pas professeur d'économie, mais,
à l'instar de nombreux argentins, il suit de près le redressement économique de son pays
espérant que les récents changements politiques produiront les effets attendus

Il a longtemps tenu un commerce de cassettes vidéo, et vit seul aujourd'hui,
des revenus des loyers de son ancien local, ainsi que ceux des locations
air bnb qu'il propose dans sa coquette villa

Raul pour nous remercier de lui avoir préparé un dîner la veille,
nous prépare 3 incroyables filets, parfaitement cuits, avec une sauce au vin et aux herbes...
La qualité de la viande argentine, n'est pas une légende,
pour peu que le cuisinier accepte de ne pas trop la cuire...


Bonne idée dans les stations, 
pour inciter les jeunes argentins à se protéger la tête 


21 avril 2018, à l'assaut des Andes et de son histoire !

Nous avons établi notre itinéraire, 
Nous devons effectuer une boucle de près de 250 km
qui doit nous mener jusqu'au pied du sommet de l'Aconcagua, 
le plus haut sommet des Andes qui culmine à 6 962 m, 
avant de revenir en suivant la route des Incas 
(El Puente de los Incas), jusque Mendoza

Nous commençons par traverser la très étendue agglomération de Mendoza 
en direction du nord et de San Juan,
Nous laisserons sur notre droite l'aéroport de la ville avant d'entamer une interminable ligne droite 
de 40 km, sur la RP 52, 
dans un décor lunaire, totalement désertique, où il semble ne pas y avoir de vie.

Mendoza, comme Las Vegas,
est un ilot de vie et de verdure, au milieu d'un quasi désert
arrosée par la rivière éponyme, qui était totalement sèche lors de notre passage (c'est l'automne)
Raul nous expliquera que toute l'eau de cette rivière est captée en amont de Mendoza
afin d'irriguer et alimenter en eau une agglomération qui approche le million d'habitants  

C'est à Villavicencio, que notre route bifurquera vers l'ouest et les Andes,
et que la ligne droite fera place à une route de plus en plus étroite et sinueuse 
qui commence à grimper de plus en plus fort.
Les paysages changent rapidement eux aussi
offrant à nos yeux émerveillés des paysages de montagnes
qui n'ayant rien à envier à nos reliefs européens.
Nous faisons une première halte dans une petite auberge au pied des montagnes pour nous restaurer
ambiance alpestre !



et poursuivons, enthousiasmés par une journée qui s'annonce exceptionnelle 
alors, nous allons grimper, 
grimper
grimper 
et encore grimper avec notre petite Chevrolet blanche 

Alors que nous avons déjà bien grimpé
nous rencontrons des quadrupèdes, cousins des lamas,
appelés guanacos ou vigognes !
Gracieux, agiles et craintifs...merveilleux spectacle

Avant de continuer à...  grimper sur une piste qui est une véritable autoroute 
tant elle est régulière et dépourvue de pièges et autres trous...
Ce malheureux a cessé de grimper, ici-même !
Grimper

jusqu'à apercevoir enfin les neiges éternelles du toit des Andes !!!
ouahhhh
Nous sommes à 1310  d'altitude
Des décors de Western

Nous allons ensuite redescendre une bonne partie du dénivelé qui nous a menés à la Cruz de Paramillo
afin de nous rafraîchir et nous restaurer
Déjeuner et boissons fraîches bienvenue après notre ascension et des vues à couper le souffle une aussi longue et vertigineuse descente qui nous mènera à Uspallata
Aussitôt la collation prise, nous reprenons la mythique nationale 7,
pour une nouvelle ascension, celle qui nous mènera au pied de l'Aconcagua 
C'est la fin de l'après midi, le temps est splendide 
et nous allons dévorer des yeux des paysages somptueux, baignés par une magnifique lumière d'automne, avec des couleurs et des ombres dans les or, anthracite, rouille...
qui mettrons à mal l'objectif de notre simple iPhone  
Nous arrivons au pied de la route piétonnière qui doit nous mener au lac...
Nous avons laissé la voiture sur un parking
Nos sommes à 20 km de la frontière chilienne, à plus de 3000m ! 
courageuse Chevrolet !


Toujours ces incroyables lumières !!!

Nous ne serons que 3 à jouir de ce spectacle final...
Sabine qui a fait demi-tour pour récupérer notre porte monnaie oublié dans la voiture
s'est faite alpaguer par les gardes du parc que nous n'avions pas vus il y a 10' !
"C'est fermé maintenant, vous ne pouvez plus monter !"

C'est donc en compagnie de Renzi et Consu, un couple d'auto stoppeurs péruviens, 
formé la veille, et séparé aussitôt...
(nous retrouverons Consu en compagnie d'un autre garçon le lendemain à Mendoza)
que je monterai jusqu'à ça !!!

                   

Grandiose !!!!

Nous redescendons cette route historique qui relie le Pérou, distant de quelques km à Mendoza,
qui fût empruntée par San Martin, libérateur des Andes, mais 
aussi par les Incas  
                      
el Puente del Inca
Ancienne mine et sa voie ferrée
à deux pas du Puente del Inca, décor de western...



VALLÉE DE L'UCO,
22 avril 2019

Après la journée inoubliable passée dans la chaîne des Andes
nous voulions aussi découvrir un autre trésor de cette magnifique province de Mendoza
La vallée d'Uco
Le vin a été introduit par les espagnols dès le XIXè, plus particulièrement au pied des Andes
où nous nous trouvons... 
Mendoza, San Juan, Salta ont ainsi produit pendant plusieurs siècles
du volume plus que de la qualité pour des vins destinés au marché intérieur 

Attirés par la qualité des terres et de l'ensoleillement exceptionnel,
de riches propriétaires de domaines français sont venus plus récemment s'y installer dans le but
de produire des vins de plus haute qualité, à partir de cépages français 
Les vins argentins ont gagné peu à peu leurs lettres de noblesse
certains rivalisant aujourd'hui, avec nos meilleurs crus.

Pour nous rendre à destination,
nous quittons l'agglomération de Mendoza en direction du sud, durant une trentaine de minutes,
avant de quitter l'autoroute et bifurquer vers l'ouest où se trouve la vallée de l'Uco 

Nous sommes aussitôt attirés par un marché très animé qui se déroule 
dans la petite bourgade d'Urgateche
Première surprise, nous sommes en territoire inca !
Autant Mendoza nous a parue européenne par sa population, 
autant ici, tous les visages sont burinés par le soleil, les hommes et les femmes de plus petite taille
Nous sommes à seulement 40 km de la capitale de la province ! 

Nous parcourons avec plaisir ce joli et très animé marché, 
y changeons la vitre de protection de mon iPhone (les incas n'ont pas échappé à cela)
et nous nous arrêtons, attirés par un attroupement, mais aussi des saveurs bien appétissantes 
Il était un peu tôt, mais nous dévorerons goulûment un seul et même sandwich 
d'un excellent lomo préparé de main de maître par un homme-orchestre artisan..
un spectacle !
Une fois rassasiés, nous reprenons notre route vers la vallée de Uco
Nouvelle halte pour saluer le superbe Christo Rey del Valle
                    
L'humeur est décidément flâneuse, il fait beau et chaud
Quelques km plus loin, nous faisons une nouvelle halte rafraîchissement 
dans une station service 
Mélange générationnel sur le parking... j'aime !
       
faisait soif !
Salenstein !
une bodega ultra moderne, au milieu des vignes
Design, sobriété, et art au programme !  

 

 
Art, vigne, architecture !
On peut quand même y déguster et acheter du vin !

Nous nous arrêtons plus loin, dans une autre bodega
C'est bondé, et tout le monde mange
C'est dimanche, nous reprenons la route de Mendoza

Ce soir, nous retrouvons Ignacio qui nous a convié à un concert !..
L'endroit est superbe, un ancien bâtiment industriel devenu lieu de spectacle
Ignacio est ici chez lui, il connaît tout le monde, et nous nous retrouvons tout
naturellement au premier rang ... joli moment passé ensemble !
Gracias Ignacio !
Quelques notes d'ambiance
Le lendemain du concert...
Non non, je ne me suis pas fait arracher la chemise par des fans durant le concert
la serveuse, en nous apportant un chocolat chaud en a renversé une bonne partie sur mon polo...
Elle est partie le détacher, non sans avoir eu la délicatesse de nous en offrir un autre
accompagné de quelques cookies pour patienter !
L'heure est venue de quitter Mendoza
Nous y avons passé une merveilleuse semaine, avec de superbes rencontres
et des paysages à vous couper le souffle
Nous flânons une dernière fois dans la ville avant de rendre la voiture de location
Tiens, une autre boutique BIC !


Nous avons nos billets pour San Carlos de Bariloche
située à quelques pas au sud... en fait 900 km, les distances sont grandes ici !

Nous espérons y trouver un train, un avion, un bus
afin de poursuivre 1000 autres km qui nous séparerons du joyau..
le Perito Moreno !
Il fait -2°C, en ce moment à San Carlos de Bariloche
Sabine me dit avoir prévu des serviettes, des maillots de bains, et quelques débardeurs..
pas sûr qu'elle ait bien réalisé que nous allions vers
le froid et la glace de Patagonie

Adieu à Raul 
Raul, fut un extraordinaire hôte jusqu'à la dernière minute !
Le courageux nous proposa de se lever à 4h30, pour nous emmener
à l'aéroport de Mendoza, afin d'y prendre un avion de Flybondi
(tout nouveau low cost argentin dont nous avons profité des prix ultra compétitifs)
Adios, y muchísimas gracias, ha sido un placer !
Raul !

24 avril, San Carlos de Bariloche Patagonie !

Le vol depuis Mendoza nous permettra de voir le soleil se lever sur les neiges éternelles andines
(toujours pas de photos...on ne désespère pas !)

Communément appelée Bariloche, la ville qui compte 100 000 âmes, borde le
Nahuel Huai, un grand lac glaciaire entouré par la cordillère des Andes
Cette surprenante ville est connue pour son architecture suisse et son...
chocolat !!!
C'est aussi un lieu de départ pour les randonnées, et le ski (nous sommes à 1000 m)

En fait, nous sommes dans une station de ski assez huppée,
qui pourrait tout aussi bien se trouver dans nos Alpes, avec,
son lac 
Ses chalets, sa place, ses maisons de pierres aux toits d'ardoise
Sa cathédrale
Sa rue commerçante, sa gastronomie... on vous y proposera même de déguster une fondue  
Et son chocolat ! Y'en a partout, de toutes les formes, toutes les tailles, toutes les couleurs
Partout !!




Pour ceux et celles (il y a des gourmandes, aussi) qui préfèrent les glaces, 
Y'en a aussi... au chocolat !

Une fois arrivés, nous laissons nos sacs à dos dans un café plutôt original et sympa, avec son réseau de train aérien, au dessus de nos têtes (photos wanted !!)

Tiens, un McDo

Bariloche a aussi son téléphérique
Nous décidons de monter admirer les paysages de montages, le lac, et peut être même la neige !
Un bus nous emmène jusqu'en haut de la ville où se trouve le départ du téléphérique
De jolies maison, de superbes vues et couleurs d'automne...

En haut, nous ne sommes pas déçus du spectacle !
Plein les mirettes !!!
On voit même la neige !
Moteur !



Un restaurant panoramique tournant permet de déjeuner en voyant défiler l'horizon sur 360°
pendant que d'autres profitent du panorama plus sportivement !


Nous espérions poursuivre notre route depuis Bariloche vers le Perito Moreno
Mais c'était sans compter sur le fait que nous étions en basse saison

Pas un train, pas un bus, pas un bateau, ni même un avion pour rejoindre notre prochaine étape , RIEN !

Nous avons même envisagé de descendre par le Chili...rien
Plan B, pour nous rendre à El Calafate

El CALAFATE !
mercredi 25 avril

Après un stop par Buenos Aires, un avion nous déposera enfin à l'Aéroport d'El Calafate

Notre MasterCard profitera de l'occasion pour refuser de prendre la caution de la voiture...

Appels en urgence à la banque
"ici, le Crédit Agricole de Lille, ne quittez pas..." 
"je vais vous passer.."

Tout finira bien, avec quelques dizaines d'euros de communication internationale en plus ! 

Nous chargeons nos sacs dans la voiture, direction le gîte ! 

et nous nous dirigeons aussitôt vers le parc du Perito Moreno,
situé à une quarantaine de km de la ville
La route nous fait longer des lacs aux couleurs sublimes, toutes les nuances de bleus et gris...
hélas imperceptibles pour le pauvre téléphone de Bill !

Arrivés au poste de garde du parc, nous faisons demi-tour,
Il est déjà très tard, la nuit va tomber
nous profiterons demain d'une journée complète pour admirer le glacier

Retour sur El Calafate et son..
supermarché dernier cri (son nom nous le rappelle, fort heureusement)
  
                 Petite maison en bois                                  Une Peugeot qui roule encore, 
               
Avant d'aller dîner "un peu" de viande, faut prendre des forces pour demain  !!!
Végans, L214, et autres routeurs d'herbe, tournez la tête !



Jeudi 26 avril 2018, 
c'est le grand jour !
Nous avons réuni nos vêtements les plus chauds...
à savoir, socquettes fines, polaires fines, et coupes-vent léger
pour nous protéger de températures que nous n'avions pas endurées depuis bien longtemps

En route !
Nous avons pris 2 jeunes auto stoppeurs français à la sortie d'El Calafate..
Nous sommes encore à une bonne dizaine de km du glacier
et nous commençons peu à peu à
cerner la puissance et la beauté du Perito Moreno !

On approche.. 
un peu plus près !

Nous arrivons au bout de notre route
et pouvons enfin commencer un parcours parfaitement dessiné sur des passerelles en bois, qui nous permettra de voir et entendre respirer le monstre de glace de 85 mètres de haut, et de près de 5 km de large, sur 30 km de long !!!
GRANDIOSE GRANDIOSE GRANDIOSE !!!


  




Nous passerons des heures à regarder et écouter le spectacle permanent de cette glace qui avance
à une vitesse exceptionnelle de 2m par jour,
laissant s'écraser régulièrement des tonnes de glace, dans un fracas impressionnant.

Sans que l'on sache l'expliquer,
Le Perito Moreno est un des rares glaciers au monde dont le volume continue de croître !
ça décoiffe !!!!
De retour à El Calafate, nous ferons halte, au Glaciar,
où nous pourrons parfaire nos connaissances encore limitées de l'histoire et de l'évolution des glaciers
El Glaciar, musée dédié à la connaissance des glaciers !
       

                        l'heure est venue de remballer nos équipements polaires..
tous nos équipements, c'est à dire, rien ou presque !
     

BUENOS AIRES
Samedi 28 avril 2018,

C'est sous la pluie que nous revenons découvrir la capitale du pays,
dont l'agglomération compte 14,5 millions de "portéños" ("habitants du port")
originaires pour la plupart d'Italie et d'Espagne

Marisa nous accueillera dans son grand appartement désuet et plein de charme,
dans lequel elle vit avec son fils
Personnage haut en couleur, Marisa qui aime parler, c'est un doux euphémisme...
nous contera avec force détails, sa vie tumultueuse, ses amours, et son goût des arts,
nous réservant un accueil des plus chaleureux, et n'hésitant pas à nous envoyer 
plus de 100 messages, durant notre séjour qui ne durera que 3 jours,
pour nous proposer autant d'idées de découvertes de Buenos Aires

El mate, bebida nacional, regalo de Marisa !
Un beso, muchísimas gracias, 
Marisa !!!

Il pleuvra durant les 3 jours que nous passerons dans une ville
dont les habitants semblent minés et résignés par la crise économique qui a fait fondre 
leurs revenus et leurs économies.
Nous n'avions pas ressenti jusqu'alors ce sentiment de désespoir face à la dure réalité 
que traverse chroniquement l'Argentine 

Nous déciderons en tenant compte de la météo humide,
de visiter le quartier de la Recoletta et son...cimetière, 
de faire un tour de la ville en bus ouvert (nous avons eu de la chance, il n'a pas trop plu cet am là)
qui nous fera passer par les anciennes installations portuaires, les parcs magnifiques,
le célébrissime club de Boca Junior, sans oublier les immenses et belles avenues à l'architecture
européenne, mélange de style colonial et moderne, inspiré particulièrement par la présence espagnole  
et..
d'utiliser le métro, pour nous déplacer d'un quartier à l'autre. 
bien pratique sous la pluie !




Nous commençons à flâner dans les rues, entre 2 averses

      
une petite, faim... des chaussures en pâte d'amande
  
la police de Buenos Aires semble utiliser intensément ses pare-chocs
Les argentins cultivent le mythe d'Eva !
va 
   
L'incontournable Café art déco Tortoni, que nous avons contourné...tant il fallait faire la queue !
59, Le bus de Lille ?
Le cimetière de la Recoletta est un lieu de passage obligatoire 
pour qui prétend avoir visité un jour, Buenos Aires
Un plan vous y accueille, détaillant allées, et noms des occupants de chaque caveau 
Impressionnant !
Il semble que les argentins aient mis un point d'honneur, en tout cas dans ce cimetière,
à rivaliser de signes ostentatoires de richesse, comme de.. mauvais goût
Nous n'avions encore jamais visité de cimetières jusqu'alors...
Voilà, c'est fait !
La tombe "d'Evita", Eva Perón, née Duarte

    Nous ne l'avons pas achetée.. pas assez kitsch !?
L'obélisque prend des couleurs la nuit
Tiens, un McDo

Si les argentins vouent un véritable culte au Tango,
le club de Boca Junior, club de légende, n'est pas en reste !
Autre passage incontournable de B.A
 


Photo volée au hasard d'un ralentissement de la circulation
Juan Manuel Fangio et sa Ferrari !
Les docks historiques de la veille ville
Notre courte halte dans la capitale prend fin
Il faudrait plus de temps pour espérer mieux connaître une ville chargée d'histoire 
aux charmes cachés.
Nous découvrirons le Tango une prochaine fois !
Le chapeau d'un rocker célèbre
Hard Rock Café, Aéroport de B.A
Nous sommes à l'aéroport,
Las cataratas d'Iguazu nous attendent ! 

mardi 10 avril 2018

Brésil Part I

Brasil !
Brasil !!
Brasil !!!
Drapeau

NOUS SOMMES AU BRÉSIL !
10 avril 2018,

Après l'Europe et l'Afrique, nous nous préparons à fouler notre troisième continent !

Un territoire immense, aussi grand que toute l'Europe réunie,
Peuplé par les amérindiens, avant d'être colonisé par les portugais en 1500,
Le peuple brésilien va conquérir son indépendance en 1822
L'esclavage y sera aboli en 1888
Pays au fabuleux potentiel économique, longtemps présenté comme la future
grande puissance économique de la planète, mais,
dont le développement aura toujours été freiné par la corruption et les systèmes politiques, monarchiques, et militaires qui s'y sont succédés

Nous avons deux amis Barry à Sâo Paulo et Ignacio à Mendoza,
que nous allons retrouver et qui vont nous guider
dans notre découverte de l'Amérique du Sud

Nous avions prévu d'arriver à Joao Pessoa,
et c'est finalement au Iate Club do Natal que nous laisserons Mont-Blanc
durant un bon mois, pour réaliser un périple de 8632 nm (15 986 km),
soit 40% du tour de la Terre durant les prochaines 5 semaines !

On accède facilement au Iate Club do Natal, qui se trouve sur notre gauche
une fois passé le pont géant qui relie les deux bords du fleuve

La nuit, le pont change continuellement de couleur.


La Marina est toute petite, coquette,
elle est composée de socios (membres) qui aiment se retrouver entre eux
dans un endroit chic et sécurisé, le week-end, non pas pour naviguer, ou parler bateau,
mais plutôt,
pour déjeuner ou dîner autour de la piscine à laquelle nous n'aurons pas accès
   

Le personnel est accueillant et très agréable, mais
il n'y a pas d'infra-structures ou de services proposés aux marins.
Vous pourrez donc y faire de l'eau, laver votre linge, acheter quelques souvenirs
dans une micro boutique, et puis c'est tout !

L'unique  ponton est occupé par de petits bateaux locaux qui ne doivent pas souvent naviguer.
Le coût des importations a toujours interdit l'essor de la voile dans ce pays qui compte
pourtant quelques 7491 km de côtes
Quelques bouées peu sûres, sont proposées gratuitement...
Nous mettrons notre ancre pour plus de tranquillité.

Une fois les pleins d'eau et les lessives, effectuées,
c'est l'heure du départ pour Romain et Noé, nos compagnons de voyage
qui vont suivre des routes différentes dans le continent sud américain

Merci, les gars, votre bonne humeur, et votre aide ont été précieuses !

Nous mangeons une dernière fois avec eux dans une favela dans laquelle
ils ont déniché une cantine familiale qui sert des repas et jus de fruits frais à volonté
pour moins de 3 euros !
En plus, cette famille est adorable !
Qui dit mieux ?

Avant d'aller retrouver Barry à Sâo Paulo, nous changeront la gaine d'évacuation
du wc bâbord arrière, qui est bien... bouchée !
Voci, ce que donne le mélange de nos grosses commission avec la cellulose du papier, dans une eau salée,
après 6 ans de bons et loyaux services ! On se demande juste comment une canalisation
peut encore faire son travail avec si peu d'espace !!! 
Nous mettrons 1,5 jour d'efforts vraiment pénibles, à 2, laissant des litres de sueurs inonder le sol du bateau; avant de parvenir à extraire cette gaine d'un conduit dans lequel elle a été emprisonnée au milieu d'autres gaines tout aussi rigides, nous obligeant à batailler cm par cm avant de crier victoire !

Nous avons même dû créer une trappe de visite dans un placard pour nous aider à avancer
Usé, j'appelle Catana pour leur demander comment ils s'y prennent pour sortir cette gaine...
"il suffit de tirer dessus" !
Merci les gars !

Samedi 14 avril départ pour Sao Paulo
Nous prenons un Uber (moyen de transport très utilisé au Brésil) `
pour nous rendre à l'aéroport distant d'une bonne trentaine de km

Nous passons sur le gigantesque pont de Natal et à peine arrivés sur l'autre rive,
commencent les bouchons...

Il a plu toute la nuit, et la route de l'aéroport est coupée, ce qui nous obligera à passer
dans un chaos total par d'autres chemins plus boueux et inondés les uns que les autres.
Nous sommes partis en retard, Sabine ayant voulu faire une lessive de dernière minute,
alors qu'il pleuvait des cordes !
Le chauffeur fera des miracles...
nous arrivons miraculeusement à temps, après un bon moment de stress !
Ouf !!!

Sâo Paulo !
Sâo Paulo est une ville géante qui compte plus de 12 millions d'habitants
Barry et Chris, sa compagne, sont en retard, eux aussi bloqués dans les embouteillages...
décidément la circulation n'est pas toujours facile au Brésil !!
C'est vendredi, tous les paulistes partent en week-end, et dans l'ignorance,
nous avons pris un vol qui atterrit du mauvais coté de la ville,
les obligeant à contourner toute la mégapole pour nous retrouver.
Barry a chargé son matériel de kite dans la voiture,
il prévu de nous emmener dans le petit paradis dans lequel ils retrouvent leur amis tous les w.end

Ilhabella !
Embrassades.. je n'ai pas revu Barry, mon ami de windsurf que j'ai connu au Maroc en 1998,
depuis mon séjour au Costa Rica où il travaillait en 2004... 14 ans !
Et nous prenons le chemin de la cote atlantique
Dîner tardif et salutaire dans un excellent snack sur le bord de la route
et arrivons sur le quai du ferry qui relie la cote à Ilhabella vers..1h du matin
Il nous faudra encore attendre une bonne heure, pour voir le retour du ferry qui venait de partir
Nous arrivons très tard à la Posada Dona,
charmant gîte tenu par des amis de Barry où nous passerons le w.end
Posada Dona 
Après une excellente nuit de sommeil dans un vrai lit...
ça faisait des mois,
petit déjeuner au bord de l'eau, mais Barry trépigne.. le vent commence à monter
et il finit son petit-déjeuner d'une main, tout en gréant son kite de l'autre.
Il a commencé à naviguer avec un foil depuis quelques semaines
cet après midi, une petite régate est organisée avec tous ses potes..
Briefing avant la régate
La régate est finie, et commence l'heure de la fête
En fait, Barry n'est pas hollandais, mais apatride
Il se sent chez lui partout, et a trouvé après le Maroc, et le Costa Rica,
le bonheur et la qualité de vie dont il avait besoin au Brésil, auprès de Chris et de ses amis !
Bisous Barry !
Les brésiliens sont adorables, vous accueillent chaleureusement, simplement.
Ils sont optimistes, gais et fiers de leur pays, même s'ils semblent tous s'accorder
sur la honte d'être dirigé depuis trop longtemps par des politiciens corrompus

Le Max Paladar, restaurant au concept cool & green,  dans lequel on pèse la quantité d'aliments
que vous avez placés vous même dans votre assiette
Ne faites pas comme moi... j'ai pris une belle pièce de pastèque...même prix/kg que l'entrecôte ! 

Ilhabella, c'est le St Tropez brésilien, mais en bien plus décontracté
Tous le monde se mélange, dans la rue, sur la plage..
en buvant tranquillement une caïpirinha
Le soir, c'est concert,

Le week-end est passé à toute allure...
une petite halte avant le ferry pour savourer un acaï
L'acai est une crème glacée aux fruits, prisée par les brésiliens 
et nous reprenons la route de Sâo Paulo
les embouteillages sont permanents et interminables...
les paulistes semblent résignés.
Nous arrivons dans l'appartement de Barry situé dans un quartier moderne...
En fait, tout semble neuf ou en construction dans cette mégapole
vue de Sâo Paulo depuis l'appartement de Barry
Il reste quelques rares pavillons bien gardés et entourés d'une muraille,
Très prisés, ils sont habités par les classes les plus riches de Sao Paulo 
Le lendemain nous entreprenons de découvrir la ville
Nous prenons un avion pour l'Argentine mardi..

Un marché dans le quartier où habite Barry
Petit échantillon des produits et des prix les légumes qu'on y trouve !

On trouve de tout sur ces marchés

Puis le mercado central, pareil mais en plus grand, bien plus grand.. superbe !





Restaurants, balades avec Chris, soirée avec Barry une fois rentré du travail

Chris, aussi adorable que Barry
nous emmène déguster quelques douceurs avant notre départ vers l'Argentine
Nous reviendrons bientôt,
merci les amis

Nous recevrons régulièrement des nouvelles de Mont-Blanc
 grâce à deux amis,
Mike et Marika, arrivés d'Afrique du Sud, que nous avons  rencontrés à Natal
Mont-Blanc en bonne compagnie !

PROCHAINE ETAPE
MENDOZA, ARGENTINA !