mardi 6 mars 2018

Cap Vert, dernière étape africaine..

La navigation entre le Sine Saloum et Praia, notre prochaine destination Cap-verdienne,
et dernière étape africaine, se révélera aussi rude que rapide.

Le début de la navigation fut pourtant calme et même surprenant
avec une brise légère d'ouest nous obligeant à tirer un premier bord plein nord

Après 3 heures de navigation en direction de Dakar
nous pouvons enfin virer de bord et prendre le bon cap, celui de Praia

Nous faisons une étonnante rencontre, alors que la nuit approche et,
que les terres sont invisibles depuis un bon moment..

Un pêcheur seul sur sa barque, hors des réseaux téléphoniques,
avec juste une petite VHF qui doit porter
tout au plus à 2 ou 3 miles !
Il nous salue,
Le moindre souci de moteur, de voie d'eau...signifierait pour ce malheureux une interminable dérive,
dépourvu d'eau et de nourriture vers le Brésil distant de 1550 nm (ou 2 870 km !)
Tout simplement inimaginable pour nous, occidentaux ! 

Un vent soutenu et une mer très dure ne tarderont pas à nous accompagner
tout au long des 418 nm nous séparant de Praia, principale ville de l’île de Santiago,
où se trouve l'aéroport international Nelson Mandela !

Les estomacs de Sabine et d 'Hélène céderont rapidement aux interminables assauts
de la marmite faisant office d'océan
Hélène doit prendre un avion le 8 mars, à Praia, destination Paris...

C'est blottie dans son lit, en position du foetus, qu'elle passera stoïque, toute la traversée.
Nous n'avons pas trop le choix, il nous faut avancer.

Petite consolation, nous ferons en 50 h un parcours prévu en 60
ce qui nous épargnera une nuit de navigation supplémentaire,
nous faisant gagner une journée au calme avec Hélène à Praia

Nous arrivons mardi, en fin d'après midi à destination,
surfant au portant sur une mer dont la taille des vagues devenait inquiétante,
balayés par des vents approchant les 40 nds renforcés par l’effet Venturi produit
par la proximité des  reliefs des îles de Maio et de Santiago

Nous entrons dans une baie de Praia totalement...déserte !
Pas un bateau, rien qui bouge...ou presque,
À peine l'ancre posée, nous apercevons 2 policiers qui font de grands signes,
sur ce qu'il reste d'une antique digue en bois

Je descends l'annexe, prend les papiers du bateau, les passeports
pose le moteur sur l'annexe et vais à leur rencontre
Je fais la déclaration d'entrée au Cap Vert,
et les policiers m'invitent aussitôt, très chaleureusement, à rejoindre sans attendre
le port de pêche situé de l'autre coté de la baie,
beaucoup moins risqué selon eux,.. les vols et agressions au mouillage
seraient fréquents, dans cette cité réputée pour son insécurité

Je vais aussitôt repérer avec l'annexe le bateau de pêche auquel nous devrons
nous mette à couple, et je rejoins Mont Blanc pour demander à l’équipage
pas encore remis de ses émotions de relever l'ancre !

Nous venons nous amarrer à un chalutier qui n’a pas du voir la mer depuis des années !


L'accostage se passe sans difficultés, un pêcheur déjà endormi nous renvoyant les amarres

Nous n'avons qu'une envie...dormir, nous aussi !

Soudain le doute me gagne
Mais quel est le nom exact de l'aéroport de Praia ?
Il y en a plusieurs selon les documents et cartes que je peux consulter,
J'en arrive à me demander si c'est bien de l'île de Praia, que doit partir le vol d'Hélène !?
Un accès internet me confortera dans l'idée que...rien n'est vraiment clair

RAI, Nelson Mandela, Aéroport Francisco Mendès...
selon les pages ou les cartes, consultées, selon le billet d'Hélène ???
En fait, tous sont les bons !
Mendès est l'ancienne partie désaffectée de l'aéroport Mandela, appelé également
Aéroport intl de Praia
Ouf ! je peux aller dormir tranquille !



Hélène et Sabine ont dormi comme des loirs...
elles en avaient bien besoin,
C'est l'heure pour elles, de remettre pied à terre, d'aller flâner et de se recaler l'estomac
avec de succulents plats locaux arrosés de jus de fruits de tamarin ou bissap (l'Afrique n'est pas loin)
dans le charmant marché de Praia, sur le "Plato", partie haute de Praia avec ses jolies bâtisses,
dans lesquelles vivaient les colons portugais.

Le marché de Praia
Ça va déjà beaucoup mieux, pas vrai ?
Nous passons l'après midi à flâner dans l'agréable ville haute, mais basse aussi, où nous trouverons
un grand marché, après avoir dévalé les quelques centaines de marches
qui le sépare du Plato

Hélène voit grand en prévision de l'agrandissement de la famille !

on trouve de tout ici, fuis légumes, bazar, et même de la couture sur mesure
La monnaie locale fait honneur à la merveilleuse ambassadrice
du Cap Vert que fut Cesaria

Sabine, elle, a déjà son antenne dans les rues de Praia, elle ne mourra pas de faim !


Les cousins ardennais semblent aussi être passés par là !

L’aventure continue..
Nous sommes au coeur du port de pêche, et,
pour nous rendre à terre, il nous faut enjamber deux chalutiers fantômes, avant de longer un quai occupé par quelques pêcheurs venus d’ailleurs, puis, passer, tout le corps nos sacs...dans le vide,
au dessus de l’eau, en nous agrippant autant que possible aux parois parfaitement lisses d'un mur
qui nous sépare de la criée

Nous découvrons alors le brouhaha de cette impressionnante fourmilière dans laquelle se mêlent
pêcheurs, camions, jets d’eau, poissons portés dans d'immenses bassines sur la tête des femmes, venues négocier ce qu’elles revendront aussitôt sur le marché.
On aperçoit un camion pendu par 4 sangles, en train d'être chargé sur un vieux cargo
                                                          Les bateaux de pêche fument... quelque peu !

Quintino, la merveilleuse rencontre !
Dès notre arrivée au port de pêche
les bras et le sourire de Quintino nous ont accueillis.
Quintino est mécanicien, il a perdu sa maman, guinéenne, le jour de sa naissance,
et vit depuis avec son papa, Quinto, un cap-verdien, sur leur bateau, Maeva,
le second des trois chalutiers auxquels nous sommes amarrés


Ils ont fui le Liberia en guerre,
et vivent depuis plusieurs années, sur ce rafiot sans eau, sans électricité, ni toilettes..
Maeva est le seul bien qui leurs reste, mais qui ne leur permet pas de vivre, car il devrait pour cela, être équipé de matériels adaptés à la pêche cap-verdienne.

La sœur de Quinto, vient de mourir.
Elle vivait à Santo Antão, l'ile la plus à l'ouest de l'archipel, mais seul Quinto pourra se rendre à l'enterrement de sa sœur,
Ils ne laissent jamais Maeva une seule seconde, sans leur présence...
Praia n'est pas une ville sûre, nous répèteront-ils, également !

Durant notre court séjour, Quintino protégera Mont-Blanc, nous aidera pour les démarches d'entrée,
nous guidera dans notre découverte de Praia, se proposera de m'aider pour régler un problème de fuite de gasoil dans la cale, et négociera la livraison de gasoil pour le bateau, nous aidant à glisser Mont-Blanc entre les petits chalutiers qui s'entassent dans ce petit port...
toujours avec la même gentillesse, et le même sourire
fantastique Quintino !

Incroyable concours de circonstances,
Quintino, nous permettra également de retrouver trace de Taoumé et des "Michel",
avec lesquels nous avons partagé notre première expérience de navigation
Il y a ...13 ans !
Taoumé était exactement à notre place, il y a deux semaines à peine !
C'est grâce à Quintino, que nous pourrons les retrouver à Mindelo

8 mars 2018,
Après avoir accompagné Hélène à l'aéroport Nelson Mandela,
c'est avec tristesse que nous quittons finalement Praia et Quintino,
pour rejoindre Tarrafal, au nord ouest de la même île de Santiago !
Au revoir, Quintino !

Début de navigation parfait, dans un cadre très désertique
avec une mer lisse, un grand ciel bleu,
et une jolie brise qui, tout naturellement, tombera rapidement
au fur et à mesure que nous remonterons sous le vent de Santiago !
La mer, c'est pas toujours aussi dure, qu'on voudrait bien le dire !
Les paysages lunaires du Cap Vert
Les derniers miles se feront au moteur, avec un vent désormais de face, de plus en plus fort.
Nous affalons la GV alors que s'approchent les brisants et d'imposantes déferlantes
marquant l'entrée de la baie de Tarrafal
On aperçoit sur bâbord, Fogo, peu accueillante par la mer, alors que nous approchons de Tarrafal
Quelques rares voiliers mouillent dans la baie,
les barques de pêche occupant les places plus proches de la petite digue protégeant la plage.
Nous venons à peine de poser notre ancre par 10m de fond,
que Mont-Blanc entreprend de belles et longues successions d'ascensions et de descentes....

La houle d'Est entre parfaitement dans la baie orientée à l'ouest,
C'est impressionnant ! Nous sommes juste au dessus de la limite des hauts fonds,
sur lesquels viennent déferler des vagues de plus plus hautes !
Pas le bon endroit...il faut bouger !

C'est après trois autres tentatives, que nous accrocheront finalement la pioche à un endroit plus sûr,
Une belle houle nous bercera durant tout notre séjour
dans la charmante Tarrafal
Superbe bambin qui nous observait avec attention pendant notre repas
Hum.. on s'est régalé. Les gros paniers en osier, sur ma droite, sont bourrés de...préservatifs !
Pas osé demandé s'il s'agissait d'une tradition locale !!


















Peu de photos retrouvées de la jolie baie, et de l'agréable village
Sabine appréciera la fraicheur de l'eau en se retrouvant sous l'annexe 
après une sortie hasardeuse, au moment où une jolie vaguelette déferlera à quelques mètres 
de la plage de sable
Heureusement pas de bobos... juste Sabine énervée  !

Je réponds à l'appel de notre voisin allemand, en arrêt à Tarrafal depuis plus.. d'un an !
Ils recherchent des écoutes, des drisses, des voiles... 
enfin tout ce qu'il faut pour ré-armer un autre bateau qu'ils doivent récupérer 
et emmener vers ? Ils ne savent pas très bien, le projet n'était pas bien clair !
Ils ont deux enfants à bord, dont un garçon qui parle déjà 4 langues, 
apprises sur le tas du haut de ses 10 ans ! 
sacré débrouillard 

Nous découvrirons dans un autre restaurant du village 
la voix d'une merveilleuse chanteuse cap-verdienne, 
Elida Almeida.. !
deux petits liens pour vous mettre en appétit !
tout simplement superbe !

https://www.youtube.com/watch?v=Qm-fKH7mMfM
https://www.youtube.com/watch?v=XLbLhPd4uog


14 mars 2018
Nous quittons Tarrafal et ses impressionnantes vagues (il parait que ce n'est pas toujours ainsi)
au tout petit matin. 
120 miles nous séparent de Mindelo, où je compte arriver avant le soir. 

Programme ambitieux, qui va vite être contrarié par des vents faibles durant les 2/3 du parcours, avant qu'ils deviennent vraiment violents et de face, à l'approche de Mindelo et de son réputé canal

Approche de Mindelo, le vent ne fera que forcir.. Il fait pas vraiment chaud !
La fin de cette longue et dure journée ne sera pas facile.
Un moteur tribord ne veut plus prendre de tours, alors que nous approchons du dernier virage avant le canal séparant San Vincente de Sâo Antao. 

Sabine stresse, voyant à juste raison s'approcher dangereusement sur la carte électronique, 
mais aussi dans la pénombre (il fait nuit noire) la silhouette d'une falaise sur laquelle devraient apparaître les feux d'un phare..en panne !

Nous avons plus de 40 nds de vent de face, et
je ne veux changer ma route jusqu'au tout dernier moment, craignant de ne pas pouvoir remettre le bateau dans l'axe (ce qui s'est produit 1/2 heure avant, nous obligeant à effectuer 2 tours complets, avant de parvenir difficilement à reprendre notre cap)

C'est sous les cris insistants de Sabine, qui s'attendait à nous voir couler d'une seconde à l'autre que je cèderai.
Il restait 135 m avant de toucher la falaise. Il était temps !

La solution aurait été de prendre un second ris et de dérouler un peu de génois, pour finir à la voile, mais la fatigue et la tension à bord ne se prêtaient pas aux manoeuvres de nuit...
pas bien !
La trace du bateau, avec les ronds dans l'eau, et le virage à 135m de la Ponta Machado et son phare éteint 
Nous entrons dans le canal en longeant la cote de Sâo Vicente, et parvenons sans trop tirer sur le seul moteur bâbord à entrer dans la baie de Mindelo parsemée d'épaves dont je sais qu'elles ne sont pas toutes répertoriées. 
Nous jetons l'ancre au cul des autres bateaux afin de ne pas prendre de risques inutiles
Demain, il fera jour,
Nous avons mérité d'aller nous coucher !!!

Mindelo, étape mythique s'il en est, pour les bateaux s'apprêtant à réaliser une transat
On y trouve une marina sûre, gérée par des allemands, aux tarifs prohibitifs,
Les pontons et les bateaux y sont hélas agités en permanence par un clapot bien désagréable
provoqué par des vents catabatiques qui dévalent des collines toutes proches.

Peu, ou plutôt, très peu de services aux bateaux sont proposés, 
Nous trouverons miraculeusement la seule latte qui devait rester à Mindelo, 
bien cachée dans le faux plafond de la micro boutique de la marina !

La baie est grande, les fonds accrocheurs, et le clapot moins gênant que dans la marina 
Mindelo offre cette particularité d'être le dernier mouillage avant le grand saut vers
les Antilles ou du Brésil.

On peut enfin y trouver de quoi remplir les réservoirs et les frigos, 
à condition de ne pas avoir le palais trop fin et trop gourmand 

Une dernière particularité de Mindelo, est le vent violent, 
qui s'accélère en s'engouffrant dans le canal séparant les deux îles proches 8 nm 
Il souffle le jour, la nuit, du lundi au dimanche, sans faiblir,

météo des 9 prochains jours !
Météo à 9 jours...
Mindelo n'est pas très grande
Nous aurons vite fait le tour de la ville, et des ses possibilités
Il y a un marché central assez joli, mais bien cher (l'île est désertique, tout y est importé)
Ajouter une légende
Nous déjeunerons plusieurs fois sur la place du marché
où des locaux nous proposent de très bons plats chauds pour quelques euros.

On y trouve quelques bars sympas dont celui du consulat français
ou, un autre qui concocte de bons mojitos géants

Jolies lumières sur le mouillage
Camion cubain, (ou qui pourrait l'être tant il est désuet et charmant), qui ravitaille la laverie de la ville
L'eau est rare et chère dans les îles, à l'exception de Santo Antao, dont les reliefs sont arrosés abondamment
laissant la portion congrue aux autres îles désertiques de l'archipel
Les épaves sont nombreuses dans la baie, Sâo Vicente semblant n'avoir pas les moyens de débarrasser ces amas de tôles qui polluent et mettent en danger les navigateurs 
Nous retrouverons à Mindelo nos amis de Taoumé, les Michel
avec lesquels nous irons explorer Santo Antao (voir chapitre suivant du blog)

Leur arrivée s'est faite à la voile, avec un moteur défaillant rendant l'approche au ponton délicate
Un peu d'appui avec notre annexe et quelques bras pour reprendre les amarres,
et Taoumé était en sécurité, prêt à être réparé.

Llidio, le mécanicien que nous avons trouvé sur place
re-taraudera nos injecteurs du moteur tribord qui ne tournait plus rond.
Le traitement se révélera utile et efficace !

A peine revenus de Santo Antao, (voir notre article suivant)
Romain et Noé, nos futurs équipiers, nous rejoignent à bord !

ils contribueront à la préparation du bateau en réalisant un bien nécessaire nettoyage
des coques, couvertes d'algues, malgré ce satané vent qui n'a cesse de souffler !
Merci les gars !!
L'anti fouling n'aura pas duré plus de 6 mois !!!
Je soupçonne un défaut de préparation de la surface, de notre part
Nous n'avons pas assez gratté les anciennes couches de gel coat, sur lesquelles
Catana n'aurait jamais dû poser un nouvel anti-fouling,
voué à partir en plaques avec les vielles couches.

Nous terminerons notre passage au Cap Vert par l'incontournable avitaillement.

En l'absence de dessalinisateur (nous n'avons pas trouvé les compétences
sur Mindelo pour tenter de le remettre en route)
Nous devrons assurer à boire et à manger aux 4 occupants du navire
pour une bonne dizaine de jours... plus par souci de sécurité !


PROCHAINE ÉTAPE,  BRASIL
JUSTE DE L'AUTRE COTE DE
 L'ATLANTIQUE...





















vendredi 23 février 2018

Dakar, L'Afrique



EN ROUTE POUR L'AFRIQUE, DAKAR !
Dimanche 18 février, 

Jorge est revenu ce matin, dimanche, pour  remplacer une pipe de retour de gasoil sur notre groupe,
qu'il a fini de remonter la veille.
Yes, le groupe démarre et recharge... ce qu'on lui demande !!

Mont-Blanc est de nouveau propre après un bon mois de chantier,
Les pleins sont faits...
Ça y est  !!!
nous quittons enfin Las Palmas
où nous serons restés bloqués près de 2 mois !

L'étrave a retrouvé une forme originelle...ou presque !
Le chantier a eu bien du mal à achever le gel-coat...
laissant apparaître d'inacceptables "plats" qu’il nous faudra refaire !


Heureusement, nous avons pu profiter durant cette escale prolongée
d'un magnifique carnaval, dans une ambiance aussi joyeyse que chaleureuse,
où se mélangeaient le plus naturellement toutes les générations de canariens,
Superbe !

800 nm nous séparent de notre prochaine destination, Dakar !
Un peu de pression sur les épaules, car Hélène qui a dû prendre
des billets à la dernière minute
atterrit à Dakar dans la nuit de samedi à dimanche !
Il ne faudra pas traîner en chemin !

Alors que nous passons entre les cargos en attente de chargement,
nous saluons la famille, et les amis au téléphone, hissons la GV et libérons le gennaker.
Cap sur l'Afrique, au 160 !

Il fait beau et une jolie brise de NE nous pousse entre 9 et 10 nds vers le sud de Gran Canaria,
qui cessera de nous pousser avec la tombée de la nuit.

Sabine a pris du Mercalm, enfilé un écouteur dans une de ses 2 oreilles...
On ne compte plus les trucs et astuces circulant sur les pontons pour tenter de conjurer 
le mal de mer !

Le vent remonte en début de soirée,
et je décide de prendre un ris...
Bien joué, un grain nous apportera des rafales de 30 nds quelques minutes plus tard !

Sabine dormira 6 bonnes heures durant la nuit, avant de se lever au petit matin, et de retrouver...
la nausée qui lui fera expulser le 2e cachet pris quelques minutes avant... donc, trop tard !
"c'est du préventif, Sabine, pas du curatif"...

Elle a finalement accepté d'aller dormir dans la cabine,
où elle parviendra à trouver un sommeil réparateur.

Petit déjeuner au lit pour la skipette avec son capitaine qui n'a pas dormi.
Sabine a faim et s'hydrate...
bonnes nouvelles !

La mer et le vent sont calmes et réguliers,
nous parcourrons 175 nm durant notre première journée de mer.

Lundi 19 février 2018
second jour. nous dépassons Dahkla où nos ne ferons pas de stop windsurf
en fin de matinée après avoir joué toute la nuit
avec de nombreux chalutiers heureusement illuminés comme des sapins de Noël,

l'AIS ne semble pas être encore arrivé au Royaume de M6

Nous larguons le ris de notre GV, le vent entre 15 et 18 nds nous pousse agréablement vers le SE
16H30, Mont-Blanc accélère soudain.
Ce n'est pas un surf sur une vague, mais bien le vent qui passe brutalement de 20 à 36 nds !

Nous prenons rapidement un ris, alors que des pécheurs viennent nous saluer
perdus au milieu de l'océan sur des barques étonnamment hautes.

Nous perdons notre douche solaire dans l'opération...
Pas bien, je ne l'avais pas assurée, un morceau de plastique à notre passif à la mer !

Sab profite de la fin d'après midi pour aller faire une grosse sieste
dans la cabine tribord baignée de soleil

19:00 un chalutier fonce vers nous.
Il n'a pas d'AIS, et ne manifeste aucune envie de changer de cap à notre vue.
Je reprends la barre et abat à la limite de l'empannage pour l'éviter.
Je sais qu'il travaille, mais... pas cool quand même !

20:00, nous croisons un courageux voilier n° MMSI 242635100, Germon III,
qui remonte en pleine nuit contre le vent et une houle de plus en plus forte
Je me dis alors que je n'aimerais pas être à leur place.

20:30 Sabine prépare un succulent repas :
Salade de chèvre chaud, avocat, et maracuyas des Canaries au dessert !
La houle continue de grossir, faisant décrocher plusieurs fois notre pilote
Le vent est fort, et notre frein de bôme Catana nous rassure, interdisant tout empannage intempestif.
Il est bien conçu, ce bateau !

Mardi 20 février,
La houle et le vent ont encore forci durant la nuit
faisant décrocher le pilote toutes les 10'.
Je n'ai pas pu dormir, et il fait bien froid...brhhhh

Je somnolerai toute la journée de demain, pour récupérer quelques minutes
de précieux sommeil

Mercredi 21 février
Après une nuit infernale de vents violents et de grosse houle croisée,
nous longeons Nouhadibou et la Mauritanie
sans (heureusement) jamais pouvoir apercevoir la terre, distante de seulement 10 miles
Le vent est instable et la mer vraiment dure !
Nous avons perdu une manivelle de winch ainsi qu'une latte, dans la bataille !
On va nous suivre à la trace !

Nous sommes éreintés, mais avons parcouru plus de 400 nm en 2,5 jours,
ce qui nous laisse espérer pouvoir accueillir Hélène à son arrivée, samedi, à Dakar

Nous ne sommes pas les seuls à être fatigués...
Mont-Blanc reçoit la visite d'un bel oiseau blanc que la fatigue rend beaucoup moins prudent !
Il va passer quelques heures ainsi, à reprendre des forces en notre compagnie

L'autre belle nouvelle, c'est que Sabine ne prend plus de Mercalm, et, bien que nous ayant été durement ballottés durant 24h, elle ne semble plus ressentir les effets de la nausée
enfin, je croise les doigts !

Le soleil nous offre une superbe après-midi, avec des températures bien plus clémentes
qui nous donnent de belles couleurs, et nous remontent le moral.

Sabine apparaît bien amarinée, la mer est calme, je lui propose de sortir pour la première fois notre Parasailor, un spi de 156 m2 qui aiderait notre progression !
Nous passons et frappons les bras et les écoutes, vérifions que toutes les manœuvres sont à leur place, et hissons la chaussette 20 mètres plus haut.
Ahhhh...ça coince !

Rien de grave, juste un bras de spi croisé avec le bout sans fin de la chaussette.
On redescend la chaussette, on repasse le bras du bon coté,
et cette fois, ça monte sans effort !

Cette première tentative se soldera par une nouvelle descente de la chaussette,
la grand voile, entièrement déployée, semblant empêcher l'aile de se gonfler,
et même l'aspirer contre les barres de flèches...
Faudra retravailler le sujet !

Même si le constructeur élude cette question, de nombreux utilisateurs conseillent de prendre un ris, même deux pour que le Parasailor se gonfle, surtout aux allures très abattues !

Cet après-midi nous aura permis d'apprendre à gréer, et préparer notre aile...
Nous ré-essayerons, avec un ris ou deux dans la GV.

L'après-midi se termine sur une mer belle, avec 10 nds de vent
Nous nous offrons une petite sieste !
rrrrrrhhhhh !

Jeudi 22, l'adonnante !
Le vent tourne irrésistiblement vers le sud, nous obligeant à envisager de tirer des bords..
Nos fichiers gribs chargés il y a 4 jours nous annonçaient la venue d'une brise d'ouest
qui, si elle avait la bonne idée de s'installer, nous permettrait de de terminer confortablement
en route directe vers Dakar

Sabine est fébrile, elle a somnolé toute l'après-midi, gagnée par un mal de crâne et la fatigue

Nous sommes à 150 nm de Dakar,
la nuit tombe, et le vent aussi, alors que nous attendons toujours cette brise d'ouest
et soudain, Yes !!!

la brise annoncée est au rdv, juste comme il faut,
qui nous permettra de parcourir 100nm supplémentaires durant la nuit
et espérer atteindre Dakar demain, en fin d'après-midi.


TERRE !!!
Vendredi 23 février 2018, 
Le phare de Dakar, et les brisants sur lesquels vient déferler la houle

le vent chute, retardant notre arrivée
Nous sommes à 30 nm du port de Dakar, et nous devons encore faire le tour de la pointe qui protège la ville et sa baie.
Le vent tombe, la mer est calme, et je décide d'appuyer au moteur
pour arriver au mouillage avant la nuit.
La visibilité est bonne, nous permettant de découvrir progressivement la ville, ses contours,
et ses imposants minarets

Nous laissons sur bâbord une zone de hauts fonds, balisée par un imposant phare
sur lequel la houle vient terminer son parcours

18:30 La déferlante !

Nous longeons la partie ouest de Dakar, entre la cote et l'île de la Madeleine
la mer est parfaitement calme, nous venons d'affaler la grand voile,
et nous sommes paisiblement au moteur quand soudain,
je sens comme une présence dans mon dos
une ombre se forme, accompagnée d'un bruit que je reconnais en même temps que je tourne la tête vers l'arrière du bateau...
Une vague énorme, de près de 6m s'apprête à s'abattre sur moi, 
à travers de laquelle je peux deviner le soleil presque disparu..
une vague venue d'ailleurs est sur le point de déferler sur l'arrière du bateau
où je me trouve à la barre !
Pas le temps d'avoir peur...juste d'apercevoir Sabine qui a vu la lame arriver
et qui a le réflexe de s'enfermer derrière la porte en verre du carré, alors que je tente (réflexe de surfeur), de virer aussi vite que possible sur la droite pour éviter à cette vague de nous prendre
par le travers..
en fait tout cela se passera en l'espace de 2 ou 3 secondes !

La vague me submerge brutalment alors que je m'accroche de toutes mes forces à la roue !
Elle va frapper et recouvrir 1/3 de la coque tribord, dans un fracas et terrifiant !

Tout ce qui traînait à l'arrière du bateau partira à l'eau :
Seau d'urgence de Sabine, serviette, la jolie gaffe offerte par Hélène...
Le frigo sous le choc s'est ouvert déversant tout son contenu dans le carré !
L'ordinateur est au sol,
Une seconde vague beaucoup moins grosse, nous éloignera définitivement de la zone de hauts-fonds
qui a failli entraîner Mont-Blanc à sa perte !
ouahhhh, chaud  !!!

Un avertissement sans, ou presque sans frais,
qui nous apprendra à rester vigilants en relisant les sondes de fonds sur nos cartes marines,
même par mer parfaitement calme !

Des amis rencontrés au CVD (Club Nautique de Dakar) nous dirons pas tard,
que des bateaux ont déjà péri à cet endroit en fait très dangereux !
Quelle frayeur !!!

Après avoir remis en ordre le bateau sur une mer parfaitement calme, nous approchons de Dakar
de superbes lumières !
L'île de Gorée qui nous viendrons visiter !

L'AFRIQUE !

ça y est, nous découvrons un nouveau continent, le berceau de l'humanité 
Il fait beau, il fait chaud, les sénégalais vont se montrer accueillants, souriants, 
pour un vrai moment de bonheur et de partage !
Une escale enchanteresse, que tous les bateaux ne prennent pas le temps de découvrir,
avant de se lancer dans la transat
dommage pour eux !
                      la technologie, si elle peut permettre des images 3D, n'offre pas encore les senteurs...
                         fort heureusement. Le mouillage du CVD (Club de voile de Dakar) se trouve à
                                    quelques encablures du marché au poisson, ça pique, fort !!!


Lorsque l'on entre dans un nouveau pays, la première étape obligatoire est ...
La clearance, démarche qui consiste,
avec et des complexités et durées variables selon les pays à
régulariser notre situation vis à vis de l'immigration et des douanes.

Ne pas effectuer cette étape pourrait faire peser une menace pour le bateau et son équipage.
En cas d'accident par exemple, les assureurs pourraient bien se défausser au motif
que nous sommes entrés illégalement dans un pays
Oui, c'est différent, chez nous...

Nous suivons les conseils précieux du CVD pour nous y rendre
Après une bonne heure de taxi le bâtiment attenant aux installations portuaires
dans lequel effectuer nos démarches apparaît.

Problème, il semble qu'aujourd'hui soit un jour férié, seul un garde est présent,
qui nous avise que la personne en charge de l'immigration ne doit pas venir aujourd'hui !

Nous insistons gentiment, appelons le CVD qui nous a fait venir et décidons d'attendre....
Après une bonne heure passée en face du gardien occupé à regarder la télé,
arrive notre commissaire en survêtement, super décontractée et souriante
Elle nous fait entrer dans son bureau (que notre sens de l'observation nous avait permis d'identifier)

Et nous sortons rapidement avec nos papiers en règle, et notre joli tampon sur nos passeports !
Yesss !

A peine retournés au CVD
nous accueillons ma grande petite soeur, Hélène, qui nous arrive en pleine forme (ça c'est normal !)
du pôle nord et semble déjà apprécier le doux climat africain depuis le hamac qui lui tendait les bras !
Sabine est super contente de trouver une compagne de voyage..
Bienvenue à bord, Hélène !

Nous allons passer plus de temps que prévu à Dakar, tentant de faire partir notre déssalinsisateur qui refuse toujours de travailler, mais aussi pour réviser la voile dont  une latte s'est cassée, et qui nécessite un peu de couture.

Nous profiterons de notre halte au CVD pour ajouter de belles housses de protection en sumbrella pour nos deux postes de barre soumis continuellement aux agressions du soleil et des intempéries
Ils sont quand même venus à quatre pour changer un disjoncteur... qui n'a pas résolu le pb de dessalinisateur
On a bien rigolé, c'est déjà ça !



Gorée est l'île au terrible passé, depuis laquelle les esclaves enlevés lors de razzias organisées par des africains dans les villages, partaient par bateau, dans les pires conditions pour être exploités dans les plantations de coton ou de canne à sucre des Antilles, du Brésil ou du sud des Etats-Unis...
Le commerce triangulaire...

Si l'île surprend au premier abord, par sa beauté, sa tranquillité, ses jolies maisons propres et
son air bien plus pur qu'à Dakar,
la vue de cages, et la découverte, des conditions dans lesquelles les esclaves étaient parqués avant un départ sans retour, laisseront planer un sentiment pesant durant toute la journée.
Babakar est le nom d'un enfant africain qui suivait des cours dans l'école créée ici même par Michel Berger et France Gall qui a toujours continué d'aider les petits sénégalais à accéder à la connaissance 


L'église de Gorée


On entre ici, dans la maison de l'enfer
Les femmes, les enfants avant leur propre espace aussi réduit qu''insalubre
Les "récalcitrants"... étaient entassés à part
La porte par laquelle les esclaves accédaient à une passerelle qui les menait au bateau où ils allaient passer des semaines, enferrés dans des conditions telles que nombre d'entre eux ne parvenaient jamais de l'autre coté de l'océan

"on pardonne, mais, on n'oublie pas"
"on pardonne, mais, on n'oublie pas"
"on pardonne, mais, on n'oublie pas...
un message répété peut-être une quinzaine de fois par le professeur accompagnant ces fillettes toutes voilées, qui prenaient consciencieusement note de chaque mot prononcé.

Si le "devoir de mémoire" parait indispensable, pour la jeunesse africaine
j'ai été surpris par le pessimisme et surtout, le fatalisme de ce professeur non seulement d'histoire, mais visiblement aussi d'économie, qui entreprit d'expliquer à ces fillettes que l'Afrique ne pourrait jamais se relever de l'esclavage blanc, aboli depuis près de 200 ans maintenant !

Quelques chiffres pour rappeler l'ampleur de ce fûtl'esclavage en Afrique depuis le VIIIè s

Traite orientale, à destination du monde arabo-musulman : 17 millions de personnes ; 
Traite intra-africaine : 14 millions de personnes, dont une partie revendue à des Européens ou des Arabes ; 
Traite occidentale (ou atlantique) : 11 millions de personnes 

Faut-il également rappeler que l'esclavage n'a toujours pas disparu dans tous les pays du monde, dont la majorité sont musulmans, pionniers et derniers résistants de l'esclavage en Afrique. 

Visite de Dakar
La ville de Dakar est très polluée, très sale, et n'offre que peu d'intérêt pour ceux
qui s'y arrêtent.
Nous visitons la Cathédrale de Dakar, suivant les pas d'un certain d'Emmanuel Macron passé ici même, quelques jours auparavant.
La cathédrale de Dakar, où Emmanuel Macron est venu annoncer l'aide 
de quelques millions d'euros pour contribuer à sa restauration


Nous déjeunerons également au Gallard, recommandé pour ses plats cuisinés selon les traditions locales...
Une bonne adresse !

Nous avions confié au préposé du CVD la mission de remplir nos réservoirs d'eau
avant de partir vers le Siné Saloum.

Lorsque nous revenons sur Mont-Blanc, il nous présente une note pas très importante,
mais multipliée quand même par 3, nous expliquant qu'il aurait ajouté près de 1000 litres d'eau
dans nos réservoirs qui n'étaient pas vides, et dont la contenance ne dépasse pas les 600L !

Nous inspectons les 2 réservoirs d'eau du bateau qui eux, n'ont pas bougé d'un millimètre !!
Mais où a pu donc passer toute cette eau ?

Bien que j'aie pris la précaution de lui rappeler où se trouvaient les nables de remplissage de nos réservoirs, le pauvre garçon n'a rien trouvé mieux que de remplir nos réservoirs d'eaux noires qui fort heureusement disposent d'un trop plein, déversant toute cette eau potable...à la mer !

Il nous ramènera le lendemain 300L afin de compléter nos réservoirs avant notre départ !

C'est le moment de nous séparer de Safi, notre adorable couturière au sourire éclatant
avec qui nous avons passé de bien bons moments
Belle rencontre !!

Adorable Safi !!!
Nous saluerons étagement Mama Nougat, sa copine...
qui prépare de succulents nougats, dont nous avons fait provision pour les semaines à venir



EN ROUTE POUR LE SINE SALOUM.
Nous quittons Dakar, sa pollution et son brouhaha..
1er mars,


Il était temps, les coques, la chaîne, et l'ancre sont totalement recouverts d'algues
qui ne sentent pas vraiment bon

Nous continuons notre descente vers le sud et, bien que nous soyons encore en mer,
nous pouvons ressentir des températures qui commencent à être vraiment agréables
pour la première fois depuis notre départ de Canet en Rousillon

C'est dans ces moments là qu'on se dit qu'on n'est pas si mal ici...

Après être entrés dans la passe de Djiffer,
nous trouvons un mouillage bien paisible à la sortie du village,
qui nous obligera quand même à faire attention aux nombreux casiers peu visibles
alors que le soleil se couche

Le lendemain, nous remontons au moteur le bolong, bras de rivière dessiné par le fleuve,
et dont les eaux sont très peu profondes !

Il faut suivre très précisément un chemin reliant les points gps donnés par des navigateurs
habitués des lieux...
Sinon, c'est l'ensablement !

L'endroit est superbe, incroyablement paisible
Le dépaysement est total !!! 

Il commence à faire chaud, et l'humidité de l'océan, distant de quelques kilomètres,
ne se fait plus sentir.

Une pirogue nous double
avec Mady à bord, un guide qui nous propose de monter sur Mont-blanc
pour nous aider à éviter les pièges de la rivière, ce qu'il fera très bien tout en nous racontant
merveilleusement son pays !
Merci Mady !

Nous arrivons ensemble à notre mouillage de Ndjangane !
qui se révélera être un coin de Paradis !
Lumières du soir sur le Sine Saloum !
Les petits pontons par lesquels nous allons terre.

Nos premiers pélicans ! Peu sauvages, qui peinent à s'écarter lorsque 
nous approchons avec notre annexe

 Cuisine locale traditionnelle, accueil parfait,
   et prix défiant toute concurrence...que de bons moments passés avec Hélène !



Quand Hélène déclenche un coup de foudre chez le bel italien !
 Samedi 3 mars 2018, nous partons visiter M'bour, et Fadiouth

Nous faisons une halte pour découvrir le plus vieux baobab d'Afrique !
Respect, l'ancêtre !
Le plus vieux baobab d'Afrique ! Il y en a de plus grands, mais pas de plus vieux !
Nous y feront la rencontre de "Baobab",
qui, comme un pêcheur rencontré lors de notre halte de Dfiffer,
 semblerait prêt à tout abandonner, femmes et enfants y compris,  pour monter à bord
de Mont-Blanc et fuir...où ? cela lui importe peu !
On se régale !!!
Nous reprenons notre route...
Une longue passerelle sépare M'Bour de Fadouth, où enfants jouer sur le sable
lorsque la marée est basse !

On fabrique et on mange du couscous, ici ! hum
Son église,

et une jolie place à l'ombre d'un baobab !

Force est de constater que le Sénégal est un des rares exemples où l'Islam et les autres religions cohabitent encore en paix !
Une des raisons pouvant expliquer cette exception, viendrait du fait que les sénégalais moins rigoureux dans leurs pratiques spirituelles, ont su préserver la liberté de choisir leurs cultes, y compris, au sein même d'une même famille, contribuant ainsi à une cohabitation harmonieuse !
           le cimetière partagé entre carré musulman et sa partie chrétienne, couverts de coquillages

                                                la concurrence n'a qu'à bien se tenir

Métier à tisser on ne peut plus traditionnel

les cochons apprécient  la douceur l'eau tempérée par celle de l'océan 

Dimanche 4 mars 2018, 
Notre magnifique séjour au Sénégal prend déjà fin !
Il nous faut rejoindre Praia, au Cap Vert où Hélène doit prendre l'avion
qui la ramènera vers l'hiver et son chéri !

Nous n'avons pas vraiment envie de quitter cette belle région et ses adorables habitants.

Il se murmure qu'un peu plus au sud, la Casamance, serait encore plus belle et plus douce ...
Dans une autre vie, peut-être !?
Nous suivons scrupuleusement notre trace aller, jusque l'embouchure de Djiffer


                 Hélène et Sabine ne savent pas encore que ce bon repas ne résistera 
pas longtemps dans leurs estomacs !
C'est mieux ainsi...! 

Au revoir Djiffer et ses courageux pêcheurs 

                                         petit oiseau surpris par Hélène sur une filière


EN ROUTE POUR PRAIA 
CABO VERDE, !