mardi 10 avril 2018

Brésil Part I

Brasil !
Brasil !!
Brasil !!!
Drapeau

NOUS SOMMES AU BRÉSIL !
10 avril 2018,

Après l'Europe et l'Afrique, nous nous préparons à fouler notre troisième continent !

Un territoire immense, aussi grand que toute l'Europe réunie,
Peuplé par les amérindiens, avant d'être colonisé par les portugais en 1500,
Le peuple brésilien va conquérir son indépendance en 1822
L'esclavage y sera aboli en 1888
Pays au fabuleux potentiel économique, longtemps présenté comme la future
grande puissance économique de la planète, mais,
dont le développement aura toujours été freiné par la corruption et les systèmes politiques, monarchiques, et militaires qui s'y sont succédés

Nous avons deux amis Barry à Sâo Paulo et Ignacio à Mendoza,
que nous allons retrouver et qui vont nous guider
dans notre découverte de l'Amérique du Sud

Nous avions prévu d'arriver à Joao Pessoa,
et c'est finalement au Iate Club do Natal que nous laisserons Mont-Blanc
durant un bon mois, pour réaliser un périple de 8632 nm (15 986 km),
soit 40% du tour de la Terre durant les prochaines 5 semaines !

On accède facilement au Iate Club do Natal, qui se trouve sur notre gauche
une fois passé le pont géant qui relie les deux bords du fleuve

La nuit, le pont change continuellement de couleur.


La Marina est toute petite, coquette,
elle est composée de socios (membres) qui aiment se retrouver entre eux
dans un endroit chic et sécurisé, le week-end, non pas pour naviguer, ou parler bateau,
mais plutôt,
pour déjeuner ou dîner autour de la piscine à laquelle nous n'aurons pas accès
   

Le personnel est accueillant et très agréable, mais
il n'y a pas d'infra-structures ou de services proposés aux marins.
Vous pourrez donc y faire de l'eau, laver votre linge, acheter quelques souvenirs
dans une micro boutique, et puis c'est tout !

L'unique  ponton est occupé par de petits bateaux locaux qui ne doivent pas souvent naviguer.
Le coût des importations a toujours interdit l'essor de la voile dans ce pays qui compte
pourtant quelques 7491 km de côtes
Quelques bouées peu sûres, sont proposées gratuitement...
Nous mettrons notre ancre pour plus de tranquillité.

Une fois les pleins d'eau et les lessives, effectuées,
c'est l'heure du départ pour Romain et Noé, nos compagnons de voyage
qui vont suivre des routes différentes dans le continent sud américain

Merci, les gars, votre bonne humeur, et votre aide ont été précieuses !

Nous mangeons une dernière fois avec eux dans une favela dans laquelle
ils ont déniché une cantine familiale qui sert des repas et jus de fruits frais à volonté
pour moins de 3 euros !
En plus, cette famille est adorable !
Qui dit mieux ?

Avant d'aller retrouver Barry à Sâo Paulo, nous changeront la gaine d'évacuation
du wc bâbord arrière, qui est bien... bouchée !
Voci, ce que donne le mélange de nos grosses commission avec la cellulose du papier, dans une eau salée,
après 6 ans de bons et loyaux services ! On se demande juste comment une canalisation
peut encore faire son travail avec si peu d'espace !!! 
Nous mettrons 1,5 jour d'efforts vraiment pénibles, à 2, laissant des litres de sueurs inonder le sol du bateau; avant de parvenir à extraire cette gaine d'un conduit dans lequel elle a été emprisonnée au milieu d'autres gaines tout aussi rigides, nous obligeant à batailler cm par cm avant de crier victoire !

Nous avons même dû créer une trappe de visite dans un placard pour nous aider à avancer
Usé, j'appelle Catana pour leur demander comment ils s'y prennent pour sortir cette gaine...
"il suffit de tirer dessus" !
Merci les gars !

Samedi 14 avril départ pour Sao Paulo
Nous prenons un Uber (moyen de transport très utilisé au Brésil) `
pour nous rendre à l'aéroport distant d'une bonne trentaine de km

Nous passons sur le gigantesque pont de Natal et à peine arrivés sur l'autre rive,
commencent les bouchons...

Il a plu toute la nuit, et la route de l'aéroport est coupée, ce qui nous obligera à passer
dans un chaos total par d'autres chemins plus boueux et inondés les uns que les autres.
Nous sommes partis en retard, Sabine ayant voulu faire une lessive de dernière minute,
alors qu'il pleuvait des cordes !
Le chauffeur fera des miracles...
nous arrivons miraculeusement à temps, après un bon moment de stress !
Ouf !!!

Sâo Paulo !
Sâo Paulo est une ville géante qui compte plus de 12 millions d'habitants
Barry et Chris, sa compagne, sont en retard, eux aussi bloqués dans les embouteillages...
décidément la circulation n'est pas toujours facile au Brésil !!
C'est vendredi, tous les paulistes partent en week-end, et dans l'ignorance,
nous avons pris un vol qui atterrit du mauvais coté de la ville,
les obligeant à contourner toute la mégapole pour nous retrouver.
Barry a chargé son matériel de kite dans la voiture,
il prévu de nous emmener dans le petit paradis dans lequel ils retrouvent leur amis tous les w.end

Ilhabella !
Embrassades.. je n'ai pas revu Barry, mon ami de windsurf que j'ai connu au Maroc en 1998,
depuis mon séjour au Costa Rica où il travaillait en 2004... 14 ans !
Et nous prenons le chemin de la cote atlantique
Dîner tardif et salutaire dans un excellent snack sur le bord de la route
et arrivons sur le quai du ferry qui relie la cote à Ilhabella vers..1h du matin
Il nous faudra encore attendre une bonne heure, pour voir le retour du ferry qui venait de partir
Nous arrivons très tard à la Posada Dona,
charmant gîte tenu par des amis de Barry où nous passerons le w.end
Posada Dona 
Après une excellente nuit de sommeil dans un vrai lit...
ça faisait des mois,
petit déjeuner au bord de l'eau, mais Barry trépigne.. le vent commence à monter
et il finit son petit-déjeuner d'une main, tout en gréant son kite de l'autre.
Il a commencé à naviguer avec un foil depuis quelques semaines
cet après midi, une petite régate est organisée avec tous ses potes..
Briefing avant la régate
La régate est finie, et commence l'heure de la fête
En fait, Barry n'est pas hollandais, mais apatride
Il se sent chez lui partout, et a trouvé après le Maroc, et le Costa Rica,
le bonheur et la qualité de vie dont il avait besoin au Brésil, auprès de Chris et de ses amis !
Bisous Barry !
Les brésiliens sont adorables, vous accueillent chaleureusement, simplement.
Ils sont optimistes, gais et fiers de leur pays, même s'ils semblent tous s'accorder
sur la honte d'être dirigé depuis trop longtemps par des politiciens corrompus

Le Max Paladar, restaurant au concept cool & green,  dans lequel on pèse la quantité d'aliments
que vous avez placés vous même dans votre assiette
Ne faites pas comme moi... j'ai pris une belle pièce de pastèque...même prix/kg que l'entrecôte ! 

Ilhabella, c'est le St Tropez brésilien, mais en bien plus décontracté
Tous le monde se mélange, dans la rue, sur la plage..
en buvant tranquillement une caïpirinha
Le soir, c'est concert,

Le week-end est passé à toute allure...
une petite halte avant le ferry pour savourer un acaï
L'acai est une crème glacée aux fruits, prisée par les brésiliens 
et nous reprenons la route de Sâo Paulo
les embouteillages sont permanents et interminables...
les paulistes semblent résignés.
Nous arrivons dans l'appartement de Barry situé dans un quartier moderne...
En fait, tout semble neuf ou en construction dans cette mégapole
vue de Sâo Paulo depuis l'appartement de Barry
Il reste quelques rares pavillons bien gardés et entourés d'une muraille,
Très prisés, ils sont habités par les classes les plus riches de Sao Paulo 
Le lendemain nous entreprenons de découvrir la ville
Nous prenons un avion pour l'Argentine mardi..

Un marché dans le quartier où habite Barry
Petit échantillon des produits et des prix les légumes qu'on y trouve !

On trouve de tout sur ces marchés

Puis le mercado central, pareil mais en plus grand, bien plus grand.. superbe !





Restaurants, balades avec Chris, soirée avec Barry une fois rentré du travail

Chris, aussi adorable que Barry
nous emmène déguster quelques douceurs avant notre départ vers l'Argentine
Nous reviendrons bientôt,
merci les amis

Nous recevrons régulièrement des nouvelles de Mont-Blanc
 grâce à deux amis,
Mike et Marika, arrivés d'Afrique du Sud, que nous avons  rencontrés à Natal
Mont-Blanc en bonne compagnie !

PROCHAINE ETAPE
MENDOZA, ARGENTINA !


jeudi 29 mars 2018

Transat Mindelo - Natal

A CAMINHO DO BRASIL !
Jeudi 29 mars 2018, 14h30,  

Une transat, pour un navigateur, cela peut représenter 
un défi, un rêve, le Graal...
ou les trois à la fois !

En ce qui nous concerne, il s'agit d..
une première pour Sabine, Noé et Robin
une seconde pour moi et
une troisième transat pour Mont-Blanc !

L'avitaillement est fait, les réservoirs (eau et gasoil sont pleins)
Noé a récupéré de son agression de la veille, 

L'heure des au revoir a sonné,
nous allons saluer Taoumé qui partira dans quelques jours
avec un embrayage tout neuf, vers les Antilles où nous les retrouverons !  
Nous avons salué nos amis, en route pour le Brésil ! On voit Santo Antâo en face.
Faux départ,
à peine sortis de l'abri de la jetée, nous rencontrons un problème avec notre 2è ris,
que nous n'avons pas eu à utiliser depuis Dakar..  fort heureusement !

Le remontage de la voile semble avoir été fait aussi "sérieusement"
que les autres travaux effectués au CVD !
Retour dans la baie, pour repasser la bosse où il faut,
et nous reprenons notre route.

1541 nm (2853 km) nous séparent de Joao Pessoa lieu de notre destination au Brésil,
qui nous fera passer l'Equateur, une première pour Mont Blanc et son équipage
Une autre particularité de notre route sera de traverser
la ZIC (zone intercontinentale de convergence),  une zone de vents instables et faibles,
entrecoupée de passages orageux qui peuvent être violents
et qui sépare
la zone des alizés de NE soufflant dans l'hémisphère nord
de celle des alizés de SE soufflant dans l'hémisphère sud

un petit  croquis vaut mieux qu'un long discours !

Résultat de recherche d'images pour "zone de convergence intertropicale schema"

Le départ se fait au portant dans le canal, avec un vent assez fort,
qui ne nous accompagnera hélas pas bien longtemps
Le vent cessera même de souffler dès la 1ère nuit nous obligeant à mettre un moteur en marche.

La mer est calme et nous attendrons l'après midi de la seconde journée pour retrouver
un peu de vent et arrêter le moteur sur une mer devenue lisse

Robin et Noé ont été briefés sur leurs responsabilités d'hommes de quart
ainsi que les petites règles de vie en commun sur un bateau
comme la gestion de l'eau, par exemple
que nous devrons maîtriser, hein les gars !?

La vie s'organise dans la bonne humeur sur Mont Blanc
avec nos jeunes qui ont commencé à prendre leurs quarts.
Sabine nous concocte un excellent poulet curry
alors que les garçons ont "pêché" des poissons volants, à leur insu, durant la nuit !

Samedi 31 mars, 2è jour
Une petite brise de 10-12 nds souffle dans notre dos
nous incitant à sortir notre Parasailor
Avec quatre bras supplémentaires, l'opération ne pose aucun de problème
Nous avançons dans un calme absolu entre 6,5 et 7 noeuds


Les meilleures choses ayant une fin
le vent mollira de nouveau nous obligeant à remettre un moteur en route

Lundi 2 avril 4è jour
Sabine qui a évité la nausée jusqu'ici, est malade
Heureusement, elle pourra dormir et se reposer dans la cabine,
Robin et Noé m'aidant dans les prises de quarts

Petit rappel à l'ordre de nos équipiers qui ont vidé les 2/3 de leur réservoir en 4 jours...
Bien qu'ils pensent de toute bonne foi, avoir "géré",
à ce rythme nous n'aurons plus d'eau à bord à mi-chemin de notre destination,
le Brésil

Archipel de Sao Pedro et Sao Paolo 
C'est en regardant une application nommée Galiléo, devenue Guru aujourd'hui
que je réalise que notre route entre Mindelo et le Nordeste nous fera passer
à proximité du petit Archipel de Sâo Pedro et Sâo Paolo (00 55 0823 N  20 7599W)

En fait, les vents nous feront passer à 49 nm
à l'ouest de ces cailloux que nous ne verrons pas !

Mercredi 3 avril 5è jour,  "la tête dans les étoiles"
Il fait beau, la nuit est calme,
Je me repose dans la cabine, avec mon Ipad près de moi,
et je vois que nous sommes en route de collision avec un cargo
qui approche à bonne vitesse dans notre direction
Noé est de quart, je monte pour m'assurer qu'il a bien vu...
Je le retrouve, écouteurs à fond dans les oreilles en plein concert,
admirant le ciel étoilé au dessus de sa tête !

Au petit matin, alors que Robin termine son quart,
je retrouve le batteries en alerte (<12 Ampères)
Je leur avait pourtant bien indiqué qu'il ne fallait pas descendre en dessous de 12,3 A !
Robin me soutiendra que le parc était à 12,3 quelques... minutes auparavant,
ce qui ne m'aura pas totalement convaincu.

Un petit briefing aura lieu dès le petit déjeuner
pour rappeler la nécessité de pouvoir compter les uns sur les autres
lorsque le bateau est sous la responsabilité de l’homme de quart !

Prendre des équipiers est souvent une expérience agréable et enrichissante pour tous.
Il ne faut pas perdre de vue, que malgré leur enthousiasme et leur bonne volonté
ils seront pour la plupart très inexpérimentés,
et qu'en cas de pépins,
seule la responsabilité du capitaine pourra être mise en cause

Vendredi 6 avril 8è jour, Equateur, Pot au Noir
ça y est nous entrons dans la ZIC
toujours la pétole et de belles averses qui nous tombent dessus

C'est aussi le jour où nous franchissons l'équateur
on sort des verres et on fait la photo (enfin on la tente avec des 00 000 00)
Pas évident, ça défile à toute vitesse !
Nous avons franchi l'Equateur !


Samedi 7 avril, 9è Jour
toujours des grains entre de longues périodes de calme
Le bateau commence à prendre de la vitesse avec la montée du vent
Tout l'équipage est sous le cockpit pour vivre une belle pointe de vitesse, jusqu'à ...
ce que l'on entende un gros bruit dans la cuisine
C'est la cocotte qui s'écrase au sol, brisant par la même occasion
sa précieuse poignée amovible
Le capitaine n'est pas content !
Il va falloir attendre des mois pour en trouver une autre

Robin va néanmoins nous préparer un super pain
que nous dévorerons avec un immense plaisir
Bravo, il est superbe ton pain !


Dimanche 8 avril, 10è jour Fernando do Noronha
La bôme couine...
En fait, nous avons trouvé plus tard la raison de ce bruit désagréable et peu rassurant
Nous tirions trop sur les bosses de ris, forçant sur les poulies...
Nous apprenons...

Notre périple approche de sa fin
Nous passons au large de Fernando de Noronha
une île, qui, à l'instar des Galapagos est devenue un sanctuaire pour.. riches !
Fernando de Noronha, nous approchons de notre troisième continent !
Il faudrait nous délester de 400$ pour simplement prétendre poser notre ancre
dans le sable de cette île
Nous décidons de poursuivre notre route,
non sans avoir dépensé quelques dizaines d'euros sans le savoir...
J'avais laissé les datas actifs sur mon téléphone,
qui a eu la bonne idée de lancer les mises à jour, alors que nous passions à quelques miles
de l'île et de son antenne 4G !

Maigre satisfaction,
nous sommes parvenus à soustraire un barracuda à cet espace protégé
Protéines fraîches bienvenues


La prise qui nous offrira des protéines fraîches pour les 2 derniers jours de notre transat
En même temps que nous approchons de Fernando de Noronha et des cotes brésiliennes
nous devons faire face à des vents de sud, qui nous interdiront de rejoindre
Joao Pessoa, notre destination initialement prévue
C'est donc vers Natal que nous décidons de nous rendre afin d'éviter de louvoyer
une journée supplémentaire contre vents et courants

Lundi 9 avril, 11è jour
La terre approche, nous devrions atteindre Natal demain
Le vent est plus fort et régulier, qui nous permettra
de finir notre transat avec de belles vitesses

Les dauphins sont venus nous accueillir
toujours le même plaisir de les voir nous accompagner !

Mardi 10 avril 12è jour1
Terre !

Nous voyons au loin, des lignes d'immeubles se dessiner alors que le jour se lève
Puis apparaît l'immense pont sous lequel nous devrons passer pour rejoindre la marina

Robin et Noé ont bien fait marcher Mont-Blanc durant la nuit,
mais le vent les a un peu trop fait abattre.
Il nous faudra tirer un bord final près du vent et contre le courant,
à près de 10 nds..
Ça glisse !

Nous mettrons finalement 11,5 jours, réalisant une moyenne de 5,73 nds
pour rallier Natal

Cette transat aura été des plus tranquilles, marquée essentiellement par des vents faibles
qui auront contribué au confort de l'équipage,
à défaut de raccourcir le trajet !

Nous sommes au Brésil !





jeudi 22 mars 2018

Santo Antâo, la perle cap-verdienne !

SANTO ANTÂO
22 - 25 mars 2018,

Après Praia, peu sûre,
Tarrafal et son joli mais trop houleux mouillage,
et enfin, Mindelo, très ventée et pas plus sûre que Praia
le Cap Vert présentait les aspects d'une grande déception au regard de nos immenses attentes...


C'est à Santo Antâo,
que nous passerons avec les Michel
les meilleurs moments avec les cap-verdiens, dans un cadre naturel exceptionnel !

Nous quittons la baie de Mindelo
Les plus fins observateurs remarqueront un corps au visage dirigé vers le ciel !
Hitchcock ??
D'aucuns l'ont surnommée La Crotte ! Allez savoir pourquoi  ?
Après une traversée plutôt sportive dans le canal de 8 miles, séparant les deux îles,
c'est par une nuée de chauffeurs de taxi très bruyants et affamés
que nous sommes accueillis à Porto Novo...
en cette période de l'année, les clients ne se bousculent pas !
Cela se voit, et s'entend !
Porto Novo, abrité de la houle, pas du vent violent soufflant dans le canal
Nous fuyons tous les quatre cette cohue inattendue,
à la recherche d'un endroit tranquille pour y établir nos stratégies...

Quinto et Ilidio nous ont bien laissé des contacts pour manger ou dormir sur Santo Antâo
mais nous avons choisi d'improviser..
Nous réserverons depuis un petit bar,
deux chambres dans deux maisons d'hôtes voisines,
situées dans la vallée de Paul réputée être le plus bel endroit de l'île

Une fois les réservations faites,
nous retrouvons un des chauffeurs de taxi affamés qui nous avait suivi depuis le port..

Pour nous rendre dans la vallée de Paul,
nous choisissons le parcours plus long, passant par les petites routes de montagnes
soigneusement pavées
Si les abords de l'île sont désertiques et rocailleux,
semblables à ceux rencontrés à Santiago et Sao Vincente
ceux-ci feront vite place à une végétation de plus en plus abondante,
dans de superbes paysages de montagne qui n'ont rien à envier
à nos belles chaînes montagneuses françaises.

Le Machu Picchu... c'est bien la route ?

Des paysages somptueux, des pins, des fleurs,
des vallées luxuriantes, de l'eau,..
c'est une toute autre vision de l'archipel qui s'offre à nous,
une nature préservée, nous émerveillant à chaque instant

Notre chauffeur fait une halte dans un hameau pour saluer des amis
ou de la famille..tout le monde semble se connaître, ici !
Nous profitons de l'instant pour échanger avec un paysan en train d'égrener un à un
des épis de maïs, assis à même le sol
Des paysages qui me rappellent l'Atlas marocain
Un vieil homme égrène le mais, épi après épi
Après deux bonnes heures de routes enchanteresses nous redescendons pour retrouver
la mer à Ribeira Grande.
Nous y dégustons tous les cinq une délicieuse cuisine locale avant de reprendre notre route.
qui longe durant quelques kilomètres une côte peu hospitalière,
balayée par le vent et une forte houle,
Virage à droite, vers le sud pour entrer dans la paisible vallée de Paul.

Cesaria nous accompagne, partout !
Le chauffeur nous arrête au bord d'un tout petit sentier qui grimpe sur notre gauche 
"Vous êtes arrivés... il vous faut juste monter un peu 
pour arriver à Cas das Ilhas, un peu plus haut"
Échauffement avant la randonnée du lendemain 

Un joli panier de fruits frais nous y attendait 
Y'en a pour tous les goûts !
Soirée préparation pour la randonnée 
La petite maison dans la prairie
Tout le monde sourit...on vient juste de démarrer !
Va falloir grimper là-haut ??




Ça doit être volcanique, par ici !
Des réseaux d'eau partout, qui font la jalousie des autres iles de l'archipel
Les enfants reviennent de l'école. Une marche de plusieurs km tous les soirs dans la montagne, accompagnés des hommes qui montent une cuve à la force de leurs jambes et de leurs bras !


bientôt la fin.. et toujours en forme !
Tous en forme !


le repos des guerriers !
Délicieux repas on ne peut plus naturel et même, les fleurs se mangent !


Au revoir, magnifique vallée de Paul !

Fontainhas

Pas fatigués par la découverte de la vallée de Paul, de la veille,
nous entreprenons tous les quatre, de suivre un parcours en aplomb de la mer qui nous mènera de Ponta do Sol, jusque Fontainhas, et ses vertigineux jardins en terrasses !

Nous démarrons notre périple depuis Ponta do Sol,
village à quelques kilomètres de Ribeira Grande.
qui porte une triste histoire, un avion s'y étant écrasé le 7 août 1999, faisant 17 morts

Étonnant plongeur resté perché sur son rocher 
Nous quittons Ponta do Sol, petit village de pêcheurs, 
En y regardant bien, sur une photo prise de loin, avec un iPhone...
on peut apercevoir une jetée noire, derrière laquelle viennent se réfugier les barques de pêcheurs qui n'ont pas eu peur d'affronter les grosses déferlantes qui ne demandent qu'à les projeter contre de gros blocs de pierres noires qui les attendent au cas où ils ne seraient pas parvenus à tourner à gauche !
Peu engageant !


La porcherie, avec vue panoramique sur la mer, suffisamment eloignée du village pour ne pas déranger
de superbes paysages vertigineux 



Nous approchons enfin de Fontainhas


Chaque centimètre carré de terre disponible est cultivé

Dans le dernier virage, qui mène à Fontainhas, se trouve un terrain de foot, 
qui ferait pâlir d'envie les pas peu fiers culés du FCB !
Si vous y regardez, bien, vous noterez un second micro-but, à quelques 3,5 m du premier
gardé par Sabine. Extraordinaire terrain de jeu !

encore des terrasses


L'heure d'un bon jus de fruits naturels est arrivée
Notre retour entre Ponta do Sol et notre gite sera épique

Un match de foot vient de se terminer dans le village, et il faut faire entrer tout ce joyeux
petit monde dans notre mini bus !
Nous ne compterons pas moins de 18 personnes, dans un mini bus comptant 9 places !!

Notre superbe séjour à Santo Antâo prend fin, 
Nous remercions nos délicieux hôtes,
et retournons à Mindelo après avoir passé de magnifiques moments,
dans des paysages somptueux auprès d'une population charmante,
tranquille et merveilleusement accueillante

Avant de partir à Santo Antâo, nous avions passé
une annonce sur la bourse aux équipiers
pour trouver 2 volontaires, qui doivent nous accompagner jusqu'à Natal,
notre prochaine étape, au Brésil

Romain et Noé ont aussitôt répondu,
alors qu'ils débarquaient à peine d'un autre bateau venant du...Sénégal !!




A CAMINHO DO BRASIL !